Ça se murmure...
Indiscrétions, punchlines, échos de terrain et chuchotements... : pour capter les signaux faibles de la planète économique occitane, c'est ici que ça se passe !
LGV : le ton monte. Le 11 février, à la CFA de Blagnac (31), en présence du patron national du Medef Patrick Martin, Pierre-Olivier Nau, à la tête du Medef 31, s’insurge contre l’hypothèse d’un retrait de 5 Md€ de l’État dans le financement de la LGV Toulouse-Bordeaux. « Le Gouvernement a trouvé l’excuse de la dette nationale de plus de 3 000 Md€ pour préparer nos esprits à retirer les 5 Md€. C’est honteux, non seulement sur la forme, mais aussi sur le fond. »
Le dirigeant patronal déplore une lecture « parisienne » du dynamisme local. Selon lui, « Paris voit Toulouse comme une espèce d’enfant gâté grâce à l’aéronautique et décide de ne pas l’alimenter avec cette LGV ». Il prévient enfin que cette décision « ne contribuera pas à l’entrepreneuriat, à l’emploi, aux salaires, au pouvoir d’achat, à l’innovation et à l’investissement ».
Modèle à revoir. « Le modèle de financement des Départements est à revoir », estime Valérie Renet, présidente de la Chambre régionale des comptes (CRC) Occitanie le 6 février à Montpellier lors d’une table-ronde intitulée « La santé financière des Départements d’Occitanie à l’heure du vote des budgets ». La représentante régionale de l’institution pointe les difficultés budgétaires des 13 conseils départementaux fragilisés par la hausse de leurs dépenses, notamment dans le domaine social, et la baisse de leurs recettes liées à la diminution des produits de TVA et des droits de mutation. « Certains Départements affichent désormais une épargne nette négative », souligne-t-elle.
L’arnaque. Évoquant lors du conseil métropolitain du 12 février le sujet des Serm (Services express régionaux métropolitains), Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse et président de Toulouse Métropole, l’assure : « Depuis que cette histoire a été lancée en novembre 2022, j’ai d’emblée senti l’arnaque de l’État, au plus haut niveau en l’occurrence, puisque face à cette proposition ambitieuse, j’ai été le premier à dire qu’elle serait extrêmement coûteuse et que je n’identifiais pas les moyens pour la financer. J’ai été un petit peu seul quand j’ai dit ça, mais mon expérience m’a permis de le dire. Et quand je vois les trois ans écoulés, que constatons-nous ? Aucun des Serm – ni le nôtre, ni les autres – n’est financé. L’État n’a pas été capable d’être au rendez-vous du financement. »










