Éco-construction : le Mouton givré passe du sac alimentaire à l’isolation de maison
L’entreprise lotoise le Mouton givré, qui fabrique des sacs isothermes en laine de brebis, prévoit de commercialiser bientôt de l’isolant. Une manière de se diversifier en visant le marché de l’éco-construction. « Nous sommes en cours de labellisation pour correspondre à la réglementation ATEx dans l’objectif de proposer nos services aux professionnels du bâtiment (artisans, magasins de bricolage) », explique à La Lettre M Cinthia Born, qui a cofondé le Mouton givré en 2019 avec Elodie Madebos, à Cambes. De la vente en direct à des particuliers ayant des projets d’auto-construction devrait être possible dès le mois de juin. Une étape stratégique pour cette entreprise de quatre personnes aux 380 k€ de chiffre d’affaires en 2025.
Un chantier test
« Nous sommes sur le point de lancer un chantier test en collaboration avec le Parc naturel régional des Causses du Quercy, pour pouvoir être plus précis sur le degré d’isolation des laines de brebis des Causses du Lot », précise Cinthia Born. Depuis le début de leur aventure entrepreneuriale, les deux cofondatrices ont pour objectif de valoriser la laine des quelque 600 000 brebis lotoises, autrefois utilisée dans la fabrication de matelas, par exemple. « Cette matière est aujourd’hui très mal payée à l’éleveur et nous souhaitons la valoriser localement », déclare l’entrepreneuse. L’idée de l’utiliser pour isoler des habitations vient du parc naturel, qui a sollicité le Mouton givré pour porter le projet commercial. « Nous travaillons sur ce projet avec eux depuis un an et réfléchissons à l’organisation du conditionnement et à la logistique pour cette nouvelle activité », confie Cinthia Born.
Vers une levée de fonds
Un projet de levée de fonds démarre, avec pour objectif de développer une activité viable à long terme. « Grâce à ces fonds, nous souhaiterions structurer la société, investir dans du matériel, et recruter une ou deux personnes pour le marketing, notamment », se projette la cofondatrice. À terme, il est probable que l’entreprise déménage dans de nouveau locaux, plus vastes, pour répondre à la demande de stockage de cette nouvelle activité.











