Ça se murmure...
Indiscrétions, punchlines, échos de terrain et chuchotements... : pour capter les signaux faibles de la planète économique occitane, c'est ici que ça se passe !
Économie souterraine. « Si l’on doit aller chercher la truffe sous terre, son économie est aussi souterraine ; il faut savoir dénicher les courtiers spécialisés qui la commercialise, confie à La Lettre M Louis Privat, à la tête du restaurant narbonnais des Grands Buffets, qui propose depuis début décembre 14 plats à base de cette matière première dont le prix avoisine 1 000 euros le kg. Le restaurateur envisage d’acquérir « entre une et deux tonnes » de truffes par an, soit un coût prévisionnel de 1 à 2 M€.
Salles obscures. Les Millavois pourront bientôt s’installer dans les salles obscures d’un cinéma flambant neuf, en projet boulevard de l’Ayrolle. La Ville de Millau, dans l'Aveyron, vient en effet de lancer un concours de maîtrise d'œuvre sur esquisse pour la construction d’un nouveau cinéma, tout en requalifiant un bâtiment emblématique du centre-ville. Le projet prévoit une construction de plain-pied avec quatre salles de 550 places, un hall d’accueil et un espace vente. L'enveloppe prévisionnelle des travaux et équipements de projection est estimée à 5,5 M€. Le bâtiment devra être livré avant la fin de l’année 2028. Les candidats ont jusqu’au 14 janvier prochain pour déposer leur offre.
Des divergences et une démission. Présidente depuis 2013 du groupe coopératif roussillonnais Vica (ex-Vignerons Catalans), Françoise Bonet démissionne « avec effet immédiat ». Celle qui est aussi présidente de la chambre d’agriculture des Pyrénées-Orientales évoque « des divergences de fond sur les orientations à prendre et les modalités de leur mise en œuvre », pour justifier sa décision. Vica rassemble six caves coopératives du Roussillon, soit 1 200 vignerons : Vignerons Côtes d'Agly (Estagel), Vignobles Dom Brial (Baixas), Vignerons de Trémoine (Rasiguères), Vignobles Terrassous (Terrats), Terres Plurielles (Tautavel) et Laure de Nyls (Pollestres).
« La poule ou l’œuf ? » C’est le titre du post de Cédric Lebeau sur LinkedIn le 15 décembre où il entend « remettre l’église au centre du village et la crèche à l’école pour 2026 ». Le promoteur, directeur d’agence associé Les Villégiales (Montpellier) par ailleurs président de AMO Occitanie Méditerranée et vice-président de FPI Occitanie Méditerranée, est lassé de cette « musique lancinante que l’on entend depuis quelques temps. La solution pour certains à la crise du logement serait de supprimer les promoteurs immobiliers ». Dans son post, il revient sur le métier de promoteur, qu’il qualifie de « chef d’orchestre de nombreux intervenants qui ont chacun des compétences essentielles à la construction comme les architectes et les bureaux d’études... Il n’est pas question d’être dans un système d’opposition ou de domination, chacun a une partition à jouer et c’est l’agrégation des compétences qui permet à ce travail collectif de porter ces fruits. Aussi vrai qu’une symphonie sans chef d’orchestre n’existe pas, un projet immobilier sans chef tournerait au chaos. »











