L'équipementier spatial Comat veut doubler de taille d'ici à 2030
L'équipementier spatial haut-garonnais Comat ambitionne de « doubler de taille à horizon 2030 en enregistrant 30 M€ de chiffre d'affaires en seule croissance organique, contre 15 M€ en 2024, indique à La Lettre M Benoît Moulas, président. Nous compterions alors 180 salariés, contre 110 aujourd'hui. » La société envisage par ailleurs de procéder à des opérations de croissance externe. « Nous nous positionnons en consolidateurs, en ciblant des activités qui viendraient compléter nos gammes, explique le dirigeant, qui n'exclut pas – pour financer ces acquisitions – d'intégrer des partenaires financiers. C'est aussi une question de taille critique : l'objectif est de disposer d'une équipe globale de 250 personnes en 2030. »
Pour accompagner sa croissance, l'entreprise investit actuellement environ 8 M€ dans son outil industriel de Flourens : la moitié est injectée dans la construction d'un nouveau bâtiment nommé « Saturne », infrastructure de 1 500 m² dont 500 m² de salles blanches, qui doit sortir de terre fin 2025, tandis que l'autre moitié est dédiée au développement de son parc machines. « Nous gagnerons en compétitivité avec davantage d'outils automatisés », indique Benoît Moulas.
Le NewSpace en plein boom
Comat, qui réinjecte chaque année « entre 6 et 7 M€ » en R&D, est présente dans plusieurs champs du marché spatial. Activité historique, la production d'équipements dédiés à l'exploration et à la recherche scientifique représente environ 15 % de son chiffre d'affaires global. La réalisation de produits sur la base de cahiers des charges de grands clients déployant des satellites géostationnaires pèse par ailleurs un quart de son volume d'activité tandis que le NewSpace – spatial d'initiative privée – représente environ 20 % de son CA. Sur ce dernier front, l'entreprise haut-garonnaise développe et produit des produits propres – dits « sur étagère » – : « Des roues à réaction, des SADM (mécanismes d'entraînement des panneaux solaires, NDLR), des structures déployables et des propulseurs plasmiques », précise le dirigeant. Enfin, Comat réalise 40 % de son CA au travers d'activités de production, de test et de support pour le compte de tiers.











