Antabio teste sa molécule à l’étranger et prévoit des études sur patients pour 2027
Le laboratoire haut-garonnais Antabio réalise des études de phase 1 aux États-Unis et en Allemagne afin de tester son traitement des infections pharmaco-résistantes sur un public sain. Elles font suite à une première étape d’essais clinique sur l’homme survenue en France en 2023 et 2024. « Nous avons eu de très belles données montrant que la molécule est bien tolérée et sûre ; c’est pourquoi nous poursuivons d’autres études de phase 1 », explique à La Lettre M Marc Lemonnier, PDG. L’innovation de ce laboratoire de 20 salariés consiste en « une molécule qui vient casser la résistance des bactéries et les rend sensibles à des antibiotiques, le tout avec un large spectre permettant de tuer l’essentiel des bactéries des poumons ».
Vers une nouvelle levée en 2026
Basé à Labège, dans la première couronne toulousaine, Antabio cible des pathogènes classés comme priorité critique par l’OMS. Les patients que ce laboratoire espère réussir à soigner sont gravement malades, accueillis en services de réanimation, après avoir contracté une infection pulmonaire pharmaco-résistante. Une levée de fonds de 25 millions d’euros a pu être bouclée fin 2023, et Marc Lemonnier et ses équipes espèrent réaliser un nouveau tour de table d’ici à la fin 2026 afin de financer des études mondiales sur patients. L’équipe devrait s'agrandir cette année. « Nous allons recruter des profils ayant des compétences cliniques et un responsable de projet », annonce le PDG de l'entreprise fondée en 2009.
Son objectif est d’avoir complété toutes les études de phase 1 d’ici à la fin de l’année et de préparer les financements pour démarrer les études chez les patients en 2027, en Europe mais également en Asie, au Moyen-Orient et aux États-Unis. « C’est une façon de démontrer la différenciation de ce traitement et de pouvoir ensuite discuter avec les autorités réglementaires sur les différents continents, afin d’obtenir les autorisations de mise sur le marché », précise le dirigeant. Antabio, qui se finance pour l’instant uniquement sur levées de fonds, espère que son traitement sera commercialisé sur le marché dès 2029.











