G3S Alyzia fait évoluer son capital pour accompagner ses investissements
Le groupe haut-garonnais G3S Alyzia, spécialisé dans l’assistance en escale pour les compagnies aériennes et la sous-traitance pour gestionnaires d’aéroport, fait entrer à son capital le Crédit Agricole au travers de sa filiale IDIA Capital Investissement via son fonds LCL Croissance, GSO Capital, SOCADIF Capital Investissement et Toulouse 31 Initiatives. « Avec près de 5 000 salariés en France et 1 500 à l’étranger pour 660 M€ de CA en 2024 et 700 M€ anticipés cette année, nous voulons compter parmi les leaders européens, indique à La Lettre M Didier Montegut, DG. Nous allons poursuivre notre développement européen, développer le fret et investir 15 M€ par an dans les quatre ans à venir dans notre transition énergétique. »
Un développement international
Fondée en 1998 par Serge Sellan, son actuel président, G3S Alyzia fait partie des leaders du marché de l’« assistance complète » au sol pour le traitement des avions (guidage, repoussage, dégivrage), mais aussi des passagers (accueil, enregistrement, embarquement) et de leurs bagages (transfert, chargement, déchargement). Le groupe, dont le siège est basé à Ramonville-Saint-Agne, dans la première couronne toulousaine, déploie également ses services auprès de gestionnaires d’aéroport (assistance aux personnes à mobilité réduite, sûreté, nettoyage des aérogares…).
« À l’origine, nous évoluions dans les métiers du nettoyage industriel, explique Didier Montegut. Puis nous nous sommes progressivement diversifiés, notamment au travers de la reprise, en 2011, de la société Alyzia. Cela nous a ouvert le marché des compagnies aériennes. Aujourd’hui, nous sommes présents dans douze aéroports français et nous avons entamé dès 2020 un développement à l’international, avec une présence en Belgique, au Luxembourg et en Espagne. Nous souhaitons consolider nos positions avant de nous ouvrir notamment aux Pays-Bas et à l’Italie. »
Vers de la croissance externe ?
La société, qui souhaite recruter « entre 300 et 400 personnes cette année », revendique plus de 20 millions de passagers traités annuellement. Interrogé sur l’opportunité de réaliser à l’avenir de nouvelles opérations de croissance externe, Didier Montegut dit ne rien s’interdire. « Nous restons toujours attentifs à ce qui peut se passer sur le marché, glisse-t-il. Nous verrons les opportunités. Le marché européen est déjà bien consolidé ; par conséquent, si nous devions avoir des cibles, ce serait plutôt hors d’Europe. »











