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Hérault
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Tourisme - Loisirs
| 5/10/2022

Un schéma commun aux treize agences de développement touristique

Les agences de développement touristique des treize départements d’Occitanie se réunissent à Pézenas les 4 et 5 octobre pour échanger autour des grands enjeux de l’économie du tourisme. « L’idée est d’observer quelles sont les actions, les stratégies et les schémas qui peuvent être mis en œuvre de manière commune », indique Aude Vivès, présidente de l’agence de développement touristique des Pyrénées-Orientales. Les représentants des instances départementales, regroupées sous l’appellation J 13, réfléchissent à la mise en place de stratégies collaboratives concernant la surfréquentation touristique, la captation de la clientèle étrangère hors-saison, la décarbonation ou encore les problématiques de recrutement.

La fréquentation en question

Malgré les bons chiffres de fréquentation lors de la saison estivale, avec une croissance de 11 % du nombre de nuitées par rapport à 2019, le groupement réfléchit à une meilleure répartition de la fréquentation hors-saison. « Dans le département de l’Hérault, nous avons réalisé notre meilleure saison estivale de l’histoire avec 12 millions de nuitées. Nous aimerions cependant étendre cette fréquentation sur le reste de l’année », indique Pascal Schmid, directeur général d’Hérault Tourisme. Ce dernier évoque par ailleurs une baisse du panier moyen de la clientèle française ces dernières années. Celui-ci s'établit à 40 euros cette année contre 48 euros en 2016. En outre, le contexte inflationniste, le changement climatique et la pandémie poussent le groupement J 13 à amplifier la réflexion sur la question de la surfréquentation « Ces aléas nous poussent à nous demander si on ne vit pas notre dernière bonne saison. Ce sont des questions qu’on ne se posait pas il y a cinq ou six ans », abonde Pascal Schmid.

Conjuguer durable et afflux

L’instance réfléchit à une démarche marketing commune visant à établir un meilleur équilibre entre les clientèles françaises et étrangères. « 64 % des Français sont partis en vacances durant l’été. Mais le tourisme de demain n’est pas localo-local », glisse le directeur général d’Hérault Tourisme. Ce dernier évoque un équilibre à trouver entre tourisme durable et afflux de publics étrangers « Nous sommes au cœur d’un paradoxe. Il faut être vigilant sur l’empreinte carbone. Mais on se rend compte que la clientèle étrangère nous est indispensable pour étendre la saison touristique. » Ce pourquoi le groupement J 13 entame une réflexion pour capter la clientèle étrangère par des modes de transport alternatifs à l’avion comme le train.

La sobriété en marche

Actualité oblige, le sujet de la sobriété énergétique fait partie intégrante des discussions du groupement, précise Aude Vivès. « Nous sommes dans l’obligation d’y réfléchir. D’abord par rapport à la ressource en eau pour les piscines ou l’usage de l’eau potable. On a le même problème avec l’énergie car la raréfaction implique une hausse des coûts. » Certaines ADT comme celles de l’Aveyron, de la Haute-Garonne et du Tarn se sont rapprochées de l’Ademe pour appuyer les professionnels dans la mise aux normes environnementales, rendue bientôt obligatoire dans le cadre de la loi Climat et Résilience. « Tous les professionnels du tourisme vont avoir une importante marche à franchir d’ici à deux ans pour répondre aux normes énergie. Mais aussi dans la gestion des flux et des circuits et sur l’engagement RSE », conclut le directeur général d’Hérault Tourisme, dont le département a réalisé une récente expérimentation sur l’affichage environnemental auprès de cinq campings pilotes.

Mickaël Deneux / deneux@lalettrem.net
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