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Aude / Hérault / Pyrénées-Orientales
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Syndicats - Fédérations - Associations
| 22/09/2021

L’UIMM Méditerranée Ouest veut fédérer et moderniser son image

En cette reprise, les défis ne manquent pas pour l'Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) Méditerranée Ouest (Aude, Hérault et Pyrénées-Orientales, 179 adhérents). Au cours de l’assemblée générale de la fédération patronale, Pierre-Damien Rochette, son président - par ailleurs directeur de Rochette Industrie à Béziers (170 salariés) - loue le dynamisme de la filière sur le territoire : « Contrairement aux autres régions nous avons la chance d’avoir un secteur très diversifié. Nous avons affaire à plusieurs défis d’ordre conjoncturel et structurel. Notamment sur l’approvisionnement en matières premières mais aussi sur le recrutement .» Il insiste sur le besoin impérieux de fédérer l’ensemble des adhérents pour réellement identifier la filière : « Il y a des pépites sur l’ancien territoire du Languedoc-Roussillon, dans le secteur de l’hydrogène ou de l’éolien flottant, avec de faibles fluctuations en termes d'effectifs contrairement à l’industrie aéronautique par exemple. » A ce jour, l’Occitanie compte « 120 000 salariés dans la métallurgie, dont 60 000 en Haute-Garonne, essentiellement dans l’aéronautique. Le reste du territoire n'a pas à rougir de la comparaison du fait d’un passé industriel moins riche », avance Christophe Meyruey, délégué général de l’UIMM Occitanie.

Le défi du recrutement

Réel serpent de mer dans le secteur industriel, la pénurie de candidats sur le marché de l’emploi et de la formation reste tangible pour des profils allant du CAP au Bac +3 « Notre délégation dispose de 200 places en formation à pourvoir qui ne trouvent pas preneur » glisse le DG de l’UIMM Occitanie. Autre problématique invoquée, la féminisation de la filière. L’image besogneuse de l’industrie reste ancrée dans l’imaginaire, n’attirant pas le public féminin en région, avec « 20 % de femmes dans les entreprises de la métallurgie sur la région Occitanie. »

Pour gommer les irritants, rajeunir l’image du secteur et pallier aux besoins de recrutement, la délégation occitane de l’UIMM s’est aussi tournée sur l’open innovation avec l’implantation de trois Fablab situés à Baillargues (Hérault), Beauzelle (Haute-Garonne) et Figeac (Lot). Le premier nommé, situé au cœur de Station M à Baillargues, représente un investissement total de 1 M€ (financement à 48 % par la Région, 52 % par l’UIMM). Il abrite douze projets et source les signaux faibles sur les besoins de formation (découpe laser, GMAO, IoT, Impression 3D métal, FDN…). Le but étant aussi d’acculturer les dirigeants de PMI, précise Christophe Meyruey : « 80 % des industries de la région compte moins de cinquante salariés. L’outil leur permet de réaliser des prototypes et de sortir de leurs modes de production classiques. Les choses s’incarnent et modifient les façons de travailler. Hormis dans l’aéronautique, les entrepreneurs n’ont souvent pas connaissance de ces nouvelles technologies.»

Mickaël Deneux / deneux@lalettrem.net
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