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Haute-Garonne
| | 23/02/2021

Comment Toulouse Métropole compte tenir ses objectifs de production de logements neufs

Vice-présidente de Toulouse Métropole en charge de l’urbanisme et des projets urbains et présidente d’Oppidea et Europolia, sociétés publiques locales d’aménagement de Toulouse Métropole, Annette Laigneau évoque pour La Lettre M les perspectives 2021 en matière d’urbanisme et d’immobilier.

Quel bilan tirez-vous de l’année écoulée en termes d’autorisation de construire et quelles sont les tendances pour 2021 ?

En 2020, nous avons délivré à Toulouse près de 10 % de permis de construire supplémentaires par rapport à 2019, soit l’équivalent de 1 000 logements. Ce niveau est conforme aux attentes des professionnels, qu’ils soient promoteurs ou architectes, et répond aux objectifs fixés dans le Plui-H. Un document qui prévoit la construction de 7 000 logements neufs par an au niveau métropolitain, dont 3 500 dans la capitale régionale. A contrario, ce niveau de production n’a pas été atteint dans les autres communes de la métropole compte tenu du changement de majorité dans certaines collectivités et de la crise sanitaire. Concernant 2021, énormément de projets ont été présentés devant la commission spécifique chargée d’examiner les dossiers de permis de construire. Depuis janvier, le rythme de dépôt de ces avant-projets est élevé. Cette année encore, nous respecterons nos engagements annuels en termes de production de logements neufs afin de soutenir le marché.

Comment jugez-vous les performances de l’immobilier tertiaire ?

Je constate que le niveau des transactions a chuté de près de 50 % en 2020. Nous sommes donc vigilants sur l’évolution de ce marché et sur l’impact que pourrait avoir le télétravail sur les besoins en bureaux notamment. Par ailleurs, une part importante du parc tertiaire existant est obsolète. Une étude vient d’ailleurs d’être lancée au niveau de la métropole afin d’imaginer les solutions possibles en termes de réhabilitation ou de changement de destination de ces locaux. Les conclusions de ces travaux menés en partenariat avec l’AuaT (Agence d’urbanisme et d’aménagement Toulouse aire métropolitaine, NDLR) seront connues d’ici à la fin de l’année. Pour autant, nous constatons toujours une demande élevée en bureaux, notamment au centre de Toulouse.

Vous présidez la société d’économie mixte (Sem) Oppidea en charge des grands projets d’aménagements urbains de la métropole. Quelle est la feuille de route fixée aux opérateurs immobiliers en 2021 ?

Tout d’abord, le plan de cession présenté en janvier dernier par Oppidea à près de 250 promoteurs et bailleurs est ambitieux, que ce soit en termes de certifications et d’innovation. L’objectif est de répondre aux attentes de Toulouse Métropole et des collectivités qui souhaitent accélérer la transition environnementale de ce territoire. Concrètement, nous prévoyons la cession de 2 600 logements répartis dans dix quartiers aménagés par la Sem. La grille d’engagements proposée cette année aux opérateurs-candidats met par ailleurs l’accent sur de nouvelles thématiques pour répondre aux attentes sociétales, en lien avec la ville post-Covid : logements évolutifs, modulables, espaces de prolongements extérieurs, cadre de vie végétalisé et biodiversité, services (domotique, conciergerie…). L’objectif est de réduire l’empreinte carbone de notre métropole et d’améliorer le confort des logements proposés.

Propos recueillis par David Danielzik
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