Diversification ou croissance externe : Rochette industrie prépare le rebond
L’équipementier biterrois Rochette industrie (170 salariés) réunit son Comex cette semaine à propos de son éventuelle diversification dans les énergies renouvelables. L’idée serait de suivre ses clients historiques dont Schlumberger et Total qui accélèrent leur verdissement. « Notre destin n’est pas totalement entre nos mains en tant que sous-traitant, explique le DG Pierre Damien Rochette à La Lettre M. Si nous choisissons cette direction, nous seront prêts mi-2021 pour changer l’outil de production. » Et donc s’adapter à des donneurs d’ordre qui misent sur l’éolien, le photovoltaïque ou l’hydrogène, amené à se développer notamment grâce au plan hydrogène vert de la Région (150 M€ sur la période 2019-2030).
« Nous pourrions racheter des entreprises toulousaines »
Ce virage supposerait un investissement de 1,4 à 1,6 M€. La PME a frappé à la porte de Bpifrance, dans l’espoir d’obtenir 800 k€. « Mais attention, c’est un autre métier, on peut se mettre en danger », souligne le fils du fondateur Daniel Rochette, à la tête du groupe familial depuis trois ans, par ailleurs nouveau président de l'Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) Méditerranée Ouest. Rochette industrie, qui compte quatre sites en France dont trois dans le Biterrois, a généré un CA de 21 M€ sur les douze derniers mois, contre 24 M€ sur la même période en 2018-2019. « La baisse est vraiment contenue vu la situation. Nous sommes restés ouverts pendant le confinement, il n’y a pas eu de commandes annulées », commente le dirigeant, qui constate toutefois aujourd'hui être en sous-régime de 40 %. En cause, notamment, ses clients aéronautiques qui représentent 15 % de son activité (20 % avant la crise), tandis que le parapétrolier pèse 80 % et la verrerie 5 %. D’où cette deuxième option : « En attendant une reprise de l’aéronautique au mieux en 2023, annonce-t-il, nous pourrions racheter des entreprises toulousaines, elles ne seront pas très chères. »










