Les transmissions d'entreprise ont rebondi en juin et juillet selon In Extenso
« Il y a eu un rebond des cessions-acquisitions de PME en juin (douze, NDLR) et juillet (douze, NDLR), lié aux opérations reportées à cause du confinement », affirme Mathieu Dreno, expert-comptable associé d'In Extenso Méditerranée (agences à Montpellier, Nîmes, Perpignan...), en s'appuyant sur une étude réalisée en partenariat avec Epsilon Research. Exemple, le 31 juillet : le parisien ChapsVision achète le montpelliérain Octipas. Ce rattrapage porte à 46 le nombre de transactions de type « small cap », entre 1 M€ et 50 M€, observées dans la région entre janvier et août, contre 25 par rapport à la même période en 2018 et 50 par rapport à la même période l'an passé. Ce qui fait dire à Marc Sabaté, DG d'In Extenso Finance & Transmission : « La Covid va effacer la croissance de 2019. »
« Les vendeurs attendent 2021 pour rebondir »
Quid du comportement des cédants et acheteurs ? « Les acquéreurs - repreneurs, fonds, entreprises - cherchent des opportunités en ce moment, observe-t-il. A l’inverse, les vendeurs, essentiellement des fondateurs, attendent 2021 pour rebondir, relancer un processus de vente et peut-être moins perdre. » Depuis le début de la crise, l'indice des prix a baissé de près de 20 % à l’échelle nationale, tandis qu'en Occitanie, les fonds d’investissement restent peu représentés dans les opérations par rapport à d’autres régions comme l’Île-de-France. Autre ressenti des experts In Extenso : les investisseurs étrangers et les personnes physiques candidates à une reprise sont moins nombreux.
Zéro deal en mai
Le nombre de transactions entre janvier et mai 2020, par rapport à la même période en 2019, avait chuté de 38 % en Occitanie (-45 % en France). Si une vingtaine de transmissions d'entreprise avaient été conclues lors des trois premiers mois de l'année, comme en 2019, seulement deux opérations avaient été bouclées en avril. Aucune en mai.
Sur les 634 transactions observées en Occitanie depuis 2010, les secteurs qui dominent sont l’agroalimentaire, l’industrie, l’informatique, l’immobilier, le bâtiment… Outre Toulouse et Montpellier, des villes moyennes comme Perpignan, Tarbes ou encore Rodez ont aussi été actives sur le front des transmissions. « Cette dispersion, plus importante par rapport à d’autres régions, où une métropole peut tout concentrer, montre le côté très PME de l’Occitanie », conclut Marc Sabaté.
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