Nouvelle identité, nouveaux produits : l'eau Quézac se réinvente
L’eau gazeuse Quézac, produite dans le village lozérien éponyme par le groupe Ogeu (64), lance d’ici quelques jours sa nouvelle signature : Quézac, Bulles de vie. Initialement prévue en mars, « la campagne de communication a été stoppée juste avant son lancement en raison de la crise sanitaire. Nous estimions qu’il y avait un trop grand décalage entre les « Bulles de vie » et ce que les gens étaient en train de vivre », explique à La Lettre M Pierre-Alain Cazes, directeur de l’usine d'embouteillage (33 salariés, CA 2019 : 25 M€). À nouveau à l’ordre du jour, ce lancement s’accompagne de trois innovations produits, d’ores et déjà aperçues dans certains réseaux de distribution : Quézac Intense, surcarbonatée - « ce qui donne de l’intensité à sa pétillance », explique le directeur - et deux eaux aromatisées, l’une citron-citron vert et l’autre pêche-thym.
Pour cette année de lancement, les objectifs sont d’atteindre près d’un million de cols pour l’Intense et près de 150 000 pour les aromatisées. « À ce jour, nous en sommes à 813 000 bouteilles d’Intense produites et nous allons voir ce que donnent les aromatisées, plutôt des boissons d’été, poursuit Pierre-Alain Cazes. Cette année, avec la pandémie, est très particulière et il est difficile de faire des prévisions. Les mois de mars, avril et mai ont été excellents, dignes d’un mois de juillet avec une hausse d’activité d’au moins 20 %, et le mois de juillet est revenu à la normale. »
En 2020, près de 70 millions de bouteilles devraient sortir de l’usine lozérienne. « Près de 300 k€ vont être investis entre 2020 et 2021 sur notre outil de production. Nous allons notamment réduire de quatre grammes la quantité de Pet par bouteille, ce qui est non négligeable », ajoute le directeur. Des investissements que les représentants syndicaux, qui s’étaient beaucoup mobilisés en 2017 au moment du rachat de Quézac par le groupe Ogeu au géant suisse Nestlé Waters, continuent à voir d’un bon oeil. « Depuis le rachat, il n’y a pas eu une heure de grève », relève Franck Meyrueix, délégué syndical CGT, appréciant le retour du dialogue social au sein de l'usine.









