Liquidation de la SAD : « Une catastrophe »
En difficultés économiques et financières depuis plusieurs années, le groupe Presstalis, qui assure un tiers de la distribution de la presse en France, est placé en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Paris. Est également prononcée la liquidation sans poursuite d'activité de ses deux filiales régionales, Soprocom et SAD, notamment présente à Toulouse (70 salariés). Une décision qui aura nécessairement des conséquences sur l’économie des marchands de journaux d’Occitanie. Pour rappel, si les quotidiens et hebdomadaires régionaux disposent de leur propre réseau de distribution, ce n’est pas le cas de la presse nationale (dont les éditeurs sont actionnaires de Presstalis). « C'est une catastrophe. L’annonce de cette liquidation a surpris tout le monde. En Haute-Garonne, dans le Tarn, le Tarn-et-Garonne et une partie des Hautes-Pyrénées, 750 commerces sont livrés par la SAD », explique à La Lettre M Arnaud Ayrolles, président du groupe toulousain Nap, qui développe et anime le réseau national d’enseignes Maison de la Presse et Mag Presse (1 350 points de vente en France). En moyenne, 18 à 19 % du prix d’un journal revient au marchand de journaux. « C’est un produit qui génère du trafic dans nos commerces. Il peut inciter à acheter d’autres produits. La profession a déjà enregistré une baisse de fréquentation pendant le confinement. Là, c’est la double peine », relève le dirigeant qui en appelle au ministre de la Culture pour sauver ces commerces de proximité. « 700 à 800 marchands de journaux ferment chaque année, notamment faute de repreneurs, souligne-t-il. Il est à craindre que ces chiffres soient amplifiés cette année. »










