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Région Occitanie
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Education - Formation
| 23/02/2018

TBS et MBS : où en sont les projets d’extension ?

Toulouse Business School (TBS) et Montpellier Business School (MBS) planchent actuellement sur des projets d’extension de leurs sites respectifs. Des dossiers au montage parfois complexe. Dans la Ville rose, TBS (4 700 étudiants à Toulouse, 220 collaborateurs administratifs, 97 professeurs permanents et 1 100 vacataires, retombées annuelles sur l’économie locale : 310 M€) pousse les murs. L’école de commerce aurait besoin, « dans les trois ou quatre ans, de passer de 22 000 m2 à 30 000 ou 35 000 m2 utiles, sur un seul site », explique François Bonvalet, directeur. À ce jour, plusieurs hypothèses sont envisagées, pour un investissement global évalué à 100 M€. « Nous travaillons depuis un an et demi sur des études prospectives de programmation, indique François Bonvalet. Il pourrait s’agir d’un transfert de l’école sur le site de l’ex-CEAT, de l’extension de notre site de Quint-Fonsegrives ou de plusieurs autres scénarios. Rien n’est encore acté. » Le choix pourrait être validé en fin d’année. D’ici-là, le montage financier devra être défini. Un audit destiné à valoriser l’école est actuellement en cours. Les résultats seront connus au printemps. Objectif : faire rentrer de nouveaux actionnaires (minoritaires) au capital de TBS, actuellement détenue à 100 % par la CCI de Toulouse. Selon nos informations, trois entreprises et un fonds se seraient déjà manifestés. Une levée de 10 M€ serait envisagée, en plusieurs tours. Dans tous les cas, l’enveloppe ne suffira pas à assurer l’investissement projeté par TBS, qui pourrait compter par ailleurs sur le soutien des collectivités locales. « Si la Métropole de Montpellier abonde au projet de MBS, il est peu probable que celle de Toulouse ne fasse pas de même avec le projet de TBS », commente une source proche.

À Montpellier, le projet est plus avancé. MBS, la CCI de l’Hérault et la Serm (aménageur de la Ville et de la Métropole de Montpellier) négocient l’emplacement précis dans la Zac Cambacérès (nouvelle gare TGV) et le volume à construire (environ 28 000 m2). Une communication est prévue fin mars. Ce campus regroupera MBS, Sud Formation, l’antenne de la CCI Occitanie et le siège de la CCI de l’Hérault. La livraison est prévue mi-2021. Le site actuel d’Alco est jugé inadapté et obsolète. Les accréditations internationales de l'établissement seraient menacées si un nouveau campus ne se réalisait pas rapidement, alerte Didier Jourdan, directeur de MBS (250 salariés, 3.000 étudiants). L'école sera, avec la halle French Tech, la locomotive de cette Zac. André Deljarry, président de la CCI de l’Hérault, évalue l’investissement à 92 M€, « le but étant d’avoir 50 % d’apports ». Il souhaite une accélération de la modification du plan local d’urbanisme, qui permettra de céder l’actuel campus, au nord de Montpellier, à des promoteurs immobiliers. 44 000 m2 devraient être autorisés à la construction sur ce foncier desservi par la 3ème ligne de tramway, soit une manne financière substantielle (environ 20 M€). Les ventes du Mas Combet (également à un promoteur), à Mauguio, et de 5 % (sur 25 %) de parts détenus par la CCI 34 dans la société Aéroport Méditerranée renfloueront également les caisses. « Avec ces entrées financières, et sans compter les recettes liées aux frais d’inscription à MBS, je trouve surprenant que des collectivités prévoient d’injecter de l’argent public (environ 30 M€, entre la Région et Montpellier Métropole, NDLR) dans ce projet », rapporte une source proche. MBS brandit en réponse les retombées économiques annuelles de son activité, évaluées à 139 M€.

Hubert Vialatte et Alexandre Léoty
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