Projets urbains : Toulouse veut “modérer“ leur densité
Préserver certains secteurs d'une urbanisation massive et, à l'inverse, encourager les opérations de construction sur d'autres zones géographiques, tel sera « le fil conducteur » du futur PLUiH (plan local d'urbanisme intercommunal et d'habitat) de Toulouse Métropole (37 communes). Un document en cours d'élaboration qui entrera en vigueur en 2019. « Le PLUiH se substituera au PLU, en cours de révision, et au PLH (programme local de l'habitat prévoyant la production de 3.250 logements/an, NDLR). Notre objectif est que la construction de nouveaux logements se fasse dans une logique de densité modérée, en respectant l'identité de chaque quartier et de chaque commune. Son élaboration a été confiée à cinq agences d'urbanisme, chacune ayant en charge un secteur du territoire métropolitain. Cela permet de réaliser un travail de fond entre les élus, les services concernés et les acteurs de la démocratie locale », précise Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse et président de Toulouse Métropole, ce 17/10 lors d'un point presse.
Première étape dans la mise en place de ce futur PLUiH, la modification du PLU existant approuvé en 2012. Plusieurs modifications seront soumises au vote des élus lors du prochain conseil municipal du 21/10. « Afin d'éviter la dispersion des logements sociaux au sein de petites opérations, il est prévu de fixer le seuil de production de logement social à 2.000 m2 », précise Franck Biasotto, adjoint au maire en charge du logement social. Autre nouveauté du futur PLU, le changement des règles de stationnement. « De une place par logement construit dans le neuf, ce ratio sera porté à 1,3 places et de zéro stationnement par logement social, le nouveau document obligera les bailleurs sociaux à prévoir une place par logement, détaille Annette Laigneau, adjointe au maire en charge de l'urbanisme. Quant à la densité modérée, cela ne veut pas dire que l'on va construire modérément. Certains secteurs seront davantage construits si ces derniers disposent d'équipements publics ou de transports suffisants. Dans d'autres secteurs plus pavillonnaires, il sera souhaitable d'avoir des densités plus faibles pour respecter la qualité de vie des habitants. » Jean-Luc Moudenc a par ailleurs annoncé la mise en place du nouveau prêt à l'accession à la propriété toulousain. « Il s'adresse aux primo-accédants résidant à Toulouse au moment de l'acquisition et dont les revenus sont modestes. Ce prêt concerne l'achat d'un logement dans le parc ancien de plus de 5 ans sur l'ensemble du territoire communal, contre 14 ans auparavant, ainsi que l'achat dans le neuf. Il s'agit de simplifier le dispositif de prêt et de permettre à un plus grand nombre de Toulousains d'en bénéficier », précise l'élu. Le montant forfaitaire de ces prêts s'élèvera à 6.000 € dans le parc ancien et à 10.000 € dans le neuf dans les quartiers prioritaires. Le prochain conseil municipal examinera également les orientations du RLPI (règlement local de publicité intercommunal) basé sur un diagnostic réalisé sur le territoire métropolitain. Un document appelé à devenir l'une des composantes du futur PLUiH qui vise à encadrer le développement des enseignes commerciales, à préserver certain sites remarquables de leur implantation (centre-ville) et à réduire l'impact visuel de ces supports publicitaires.









