L’Etat réorganise ses services en région
Une « répartition équilibrée » des directions régionales et de leurs « pôles métiers » entre Montpellier et Toulouse, « pas de mobilité géographique contrainte », sauf dans l’encadrement, et un « souci de la proximité » : c’est ce qui a guidé, selon le nouveau préfet de la région LRMP, Pascal Mailhos, la mise en place de la nouvelle organisation de l’Etat en région en vigueur depuis le 1er janvier.
Selon le préfet, la répartition des effectifs n’a pas changé : 55 % des effectifs régionaux, soit 2 700, sont toujours situés dans l’ancienne région Midi-Pyrénées, et 45 %, soit 2 300 personnes, dans l’ancienne région Languedoc-Roussillon.
Pôles métiers répartis entre Montpellier et Toulouse
Les directions régionales ont été réparties, comme annoncé initialement, entre Toulouse et Montpellier. Mais c’est aussi le cas des « pôles métiers » de ces directions. Par exemple, la Dreal, dirigée par Didier Kruger, a partagé ses services à égalité entre les deux métropoles : l’environnement, l’aménagement et le logement et les risques naturels seront dirigés depuis Montpellier, les risques industriels, les transports et l’énergie et la connaissance depuis Toulouse C’est aussi le cas de la Direccte, dont le siège est à Toulouse. « Le contrôle et la coordination de la lutte contre le travail illégal seront à Montpellier », explique le directeur, Philippe Merle. Ce sera également le cas du contrôle du secteur viticole. Mais la sécurité au travail sera basée à Toulouse. Côté développement des entreprises et emploi, les filières de la santé et du tourisme seront basées à Montpellier, ainsi que la restructuration des entreprises et l’emploi des jeunes. L’aéronautique, les chambres consulaires, et la stratégie régionale de l’emploi « seront pilotés au plus près du préfet de région », c’est-à-dire à Toulouse. Le secrétariat général aux affaires régionales, rattaché au préfet de région, sera quant à lui basé à Toulouse. Ses effectifs seront réduits d’une vingtaine de postes, pour être portés à 85 dont 13 personnes seulement resteront à terme à Montpellier.
Une rectrice de région académique
Côté éducation nationale, les deux rectorats gardent leur autonomie, mais la rectrice de l’académie de Montpellier, Armande Le Pellec Muller, devient également rectrice de la région académique. Elle sera chargée de « mettre en cohérence les politiques éducatives régionales » dans plusieurs domaines, notamment la formation professionnelle, l’apprentissage, l’orientation tout au long de la vie professionnelle ou encore l’enseignement supérieur et la recherche. Elle présidera un comité régional académique, une instance décisionnelle permettant d’harmoniser les politiques publiques de l’éducation nationale dans la grande région.










