Zoomsur. Exclusif. Un développement national grâce à des programmes « sur mesure »
Né en 1984 à Tarbes sur le créneau de l’aménagement commercial, le groupe immobilier Sopic a progressivement élargi à la fois sa zone et son champ d’activité.
La société tarbaise réalise aujourd’hui un chiffre d’affaires annuel de plus de 150 M€ à travers toute la France – dont Paris intra-muros - avec des programmes commerciaux, de bureaux, résidentiels ainsi qu’en requalification urbaine.
La restructuration des 14.000m² de la galerie marchande Auchan de Montivillers (cf. mps n°1989) fait partie des quelque 170 000 m² d’opérations dans le secteur commercial que le promoteur a actuellement « dans les tuyaux », avec à la fois des aménagements comme à Montivilliers, des créations, dont un centre de 35 000 m² à Aurillac (cf. mps n°1758), ainsi que des requalifications d’entrée de ville , par exemple celle de Saint-Quentin (02). Ce secteur de base pour Sopic, qui a réalisé des gros projets comme Maison + à Reims-Thillois (51), ou Les Vergers de la Plaine à Chambourcy (78), n’est plus l’activité unique du groupe qui s’est progressivement diversifié.
Commerces, puis bureaux et logements
D’abord en s’ouvrant, à partir de 1998, à l’immobilier d’entreprise, avec un développement important (150 000 m² en dix ans) en première couronne parisienne autour d’ ensembles de prestige signés d’architectes renommés pour de grandes entreprises (Air France, BNP Paribas, Novalis-Taitbout ...) et administrations (Direction générale des Impôts...). Mais en 2008, la crise fait chuter la demande de bureaux. « Nous avons régi en élargissant nos compétences autour du résidentiel, avec dès 2010 des opérations mixtes en 1° et 2° couronnes parisiennes en partenariat avec les villes et les SEM », indique le PDG, Michel Cousin. Aujourd’hui cette branche représente près de 40% de l’activité, avec une tendance moyenne de 300 logements/an qui devrait se poursuivre dans les années à venir. » Parmi les projets en cours, la première réalisation du groupe dans Paris intra-muros : « Nous avons gagné l’an dernier, face à de gros compétiteurs , un projet de 60M€sur un concours la Société d’Etude, de Maitrise d’Ouvrage et d’Aménagement Parisienne (SEMAPA) », se félicite Michel Cousin. A savoir la construction de 85 logements et des commerces en pied d’immeuble dans le quartier de la Bibliothèque de France (13° arrondissement).
De la requalification urbaine « sur-mesure »
Un projet qui s’inscrit dans une compétence de Sopic de plus en plus reconnue par les municipalités : sa capacité, grâce à son approche transversale, à mener des opérations complexes de requalification urbaine alliant commerces, logements, bureaux et équipements publics. Comme, en 2012, le réaménagement du centre-ville de Montreuil (93) qui comprenait pas moins de 12.000m² de commerces, 92 appartements, 146 logements en résidence étudiante, un cinéma de 6 salles, une crèche de 60 berceaux et un centre de santé municipal. « Pour chaque projet nous faisons du sur-mesure , souligne Michel Cousin, et c’est notre force, celle qui permet à ce que certains considèrent encore comme un « petit groupe provincial » de remporter de tels projets. En permanence, nous nous adaptons aux évolutions du marché, en recrutant à chaque étape des développeurs de qualité, qui ont une bonne connaissance du domaine et/ou de la région, et autour desquels nous montons des filiales. » Le groupe en compte aujourd’hui trois : Paris (45% de l’activité), Nord, Sud-Ouest, et une quatrième va être prochainement créée sur l’Ouest, pour les projets de Bretagne et Basse-Normandie.
Des donations pour relancer le logement neuf
Constatant que les encours sont très importants chez les opérateurs, qui ne lancent donc pas de nouveaux chantiers, Michel Cousin a une proposition qui permettrait de relancer la production de logements : faire appel à l’épargne privée des plus de 45 ans, en autorisant, sur un temps limité, des donations en franchise de droits aux jeunes qui construiraient ou achèteraient du neuf. « Les jeunes ont des difficultés pour trouver des financements au regard des exigences des banques, et il y a urgence à passer à l’offensive par des mesures incitatives ; l’histoire récente a montré le réel impact de telles mesures. »
Christine Deloye
Encadré
Création 1984 par trois ex-Castells : Michel Cousin, Didier Escande et Jean Lecouls
150 M€ de CA en 2013
50 salariés
Filiales : Nord ,Paris, Sud-Ouest (et Ouest en création)










