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Labos - Recherche
| 24/06/2014

Zoom sur. Exclusif.Les équipes se mettent en place

Baptisé Saint-Exupéry en octobre 2013 (cf. mps n°1949), l’IRT AESE (Institut de Recherche Technologique Aéronautique, Espace, Systèmes Embarqués), présidé par Gilbert Casamatta, monte en puissance. Les premières équipes ont été constituées et les projets de recherche démarrent.

Contribuer à une meilleure compétitivité de l’industrie française sur le plan mondial, tel est le principal enjeu des IRT, dont celui de Toulouse, labellisés dès le printemps 2011 (cf. mps n° 1832). La recette : une mutualisation des moyens de recherche entre le privé et le public. Pour l’IRT Saint-Exupéry, conçu à une échelle interrégionale (Midi-Pyrénées, Aquitaine), la fondation de coopération scientifique associe notamment les groupes industriels Actia, Airbus Defense and Space, Airbus Group, Liebherr, Safran, Thales, Zodiac, les partenaires académiques des deux régions (Cnes, CNRS, Pres de Bordeaux et Comue Université de Toulouse) et des PME représentées par Aerospace Valley.

Les recrutements vont bon train
A fin mai, l’IRT occupait 37 personnes, dont 27 affectées aux projets, dont les premiers chefs de projets des 11 premiers projets retenus dès la 1ère vague, et 10 rattachées à la structure de l’Institut. Parmi elles, outre Ariel Sirat (directeur) et Maryse Duval, en charge des ressources humaines, notons le recrutement du secrétaire général, Eric Boyer, du directeur scientifique (Bertrand Girard), du directeur des opérations (Dominique Rousselet) et du directeur des plateformes (Patrick Zaffalon). 3 autres directeurs ont été nommés, pour piloter les 3 domaines de l’IRT : Delphine Carronnier (détachée de chez Airbus), nommée directrice du domaine Matériaux, Régine Sutra-Orus (Zodiac), directrice du domaine Aéronef plus électrique et Calixte Champetier (Airbus Defense and Space), directeur Systèmes embarqués. Jean-Marc Heller s’est par ailleurs vu confier les relations avec les PME. Un poste de directeur du développement stratégique serait encore en cours de recrutement.
D’ici fin 2014, 64 recrutements seront encore concrétisés.

Les premiers locaux sont prêts
L’essentiel des troupes est concentré sur Toulouse, où l’IRT dispose de locaux provisoires sur le campus de Rangueil : les 1 300 m2 de l’ancienne halle du Catar, auxquels ont été adjoints 2 100 m2 de locaux (préfabriqués). Cet ensemble est en capacité d’accueillir 200 personnes. Cet effectif devrait être atteint dans un délai de deux ans.
D’ici là, l’objectif est toujours de disposer de locaux définitifs sur Toulouse Montaudran Aerospace. La construction de 12 000 m2 a été programmée au coeur d’un ensemble immobilier, sous maîtrise d’ouvrage du Grand Toulouse, qui avoisinera les 25 350 m2, avec des surfaces réservées pour l’incubation de nouvelles entreprises et un programme d’immobilier d’entreprises. Le coût a été évalué à 45 M€ pour le seul IRT, dont 21 M€ pris en charge par la Région et le Grand Toulouse. Le projet, initialement prévu pour fin 2015, puis reporté à mi-2016, semble se décaler un peu plus dans le temps. Il ne sera vraisemblablement pas prêt avant 2017.
En parallèle, l’Ensam de Bordeaux devrait mettre dès septembre prochain une 1ère tranche de 300 m2 à disposition des équipes bordelaises. Pour 2016, 1 200 m2 de bureaux et 1 600 m2 de locaux techniques seront développés sur Bordeaux, où un chef d’établissement (directeur délégué) a été recruté : Xavier Aubard.

Une nouvelle vague de projets
Outre les 11 premiers projets de recherche collaborative présentés dans le cadre du dossier de candidature de l’IRT, une seconde vague de projets devrait être bouclée d’ici la fin de l’été. 3 premiers projets ont déjà été retenus et devraient être présentés prochainement à l’ANR : un projet sur les composites à matrice céramique, porté par des équipes aquitaine de Safran ; un projet de miniaturisation de modules de puissance électriques associant Actia (Toulouse) et Apsi 3D (Tarbes) et le projet MDO MDA de modélisation environnementale et multi-physique, piloté par Airbus. 6 autres projets seront prêts dans la foulée.

Marina Angel

L’IRT Saint-Exupéry en chiffre

- un budget global sur 7 ans (2013-2019) de 311 M€ :
145 M€ de l’Etat, 145 M€ des industriels et 21 M€ apportés par les collectivités.
- Une 1ère tranche de 58 M€ pour la période 2013-2015, au titre des investissements d’avenir.

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