Zoom sur. Capgemini à Toulouse joue, aussi, la carte du spatial
La Division Aérospatiale et Défense du groupe Capgemini, basée à Toulouse, connaît depuis plusieurs années une très forte croissance. Portée principalement par la très bonne dynamique de la filière aéronautique régionale, cette croissance est également étroitement liée au spatial.
Les équipes toulousaines de Capgemini sont toujours en très forte croissance. La division Aérospatiale et Défense du groupe, basée à Toulouse, annonce pour 2013 pas moins de 250 recrutements (dont 150 pour Toulouse), après 450 recrutements en 2011 et 350 en 2012. Les effectifs toulousains sont passés de 900 salariés au début de 2010, à 1 200 à la fin 2012. Une progression due principalement à la très bonne santé du secteur aéronautique, mais pas seulement. Capgemini joue aussi d’autres cartes sur Toulouse, dont le spatial.
Un centre de compétences dédié
« L’implication de Capgemini dans le spatial remonte au début des années 80, avec le programme d’observation de la Terre, Spot », rappelle Thierry Racaud, directeur du centre de compétences Espace, Navigation Aérienne, Défense, rattachée à la Division Aerospatiale et Défense. Un centre de compétences qui occupe pas moins de 370 personnes (200 sur Toulouse) et dont les effectifs seront renforcés d’une cinquantaine de personnes cette année.
Côté navigation aérienne, les relations se sont notamment développées avec la DSNA (Direction des Services de la Navigation Aérienne). Pour le spatial, comme pour beaucoup d’autres secteurs, les prestations de Capgemini ont su évoluer dans le temps. « Initialement, on vendait des ingénieurs à la journée, aujourd’hui, nous intervenons sur un mode projets, avec des prestations beaucoup plus complexes visant à proposer des systèmes complets », précise Thierry Racaud. Cela se traduit à travers les derniers marchés remportés par la SSII, dont, parmi les derniers en date, celui décroché auprès du Cnes, dans le cadre du programme Curiosity sur Mars, pour développer le système central du Fimoc (French Instrument Mars Operations Center), qui pilote les instrument français de ce programme spatial.
Une nouvelle dimension européenne
Un nouveau positionnement qui s’accompagne également d’une stratégie de développement à l’international, notamment en direction de l’Agence Spatiale Européenne (ESA). Dans la foulée de plusieurs petits projets remportés en Allemagne, pour l’ESA, pour des développements d’outils de contrôle de satellites, les équipes toulousaines viennent de marquer des points à l’international avec un premier contrat majeur : la maîtrise d’œuvre du segment sol « Search and Rescue » de Galileo, un programme de géolocalisation permettant de rechercher et secourir les personnes en détresse (cf. mps n°1921).
« Nous souhaitons valoriser nos compétences en direction des applications du spatial », souligne Thierry Racaud. Cela se traduit dans les nouveaux profils de chercheurs recherchés par le bureau toulousain, pour répondre à des projets de plus en plus pointus, dont le projet FAAPS, qui associe des équipes toulousaines et autrichiennes de Capgemini, sur un programme de suivi en temps réel des hauteurs d’eau pour la prévention des crues.
Regroupement des équipes toulousaines sur un seul site
La Division Aerospatiale et Défense emploie 1 700 personnes, dont 1 200 sur Toulouse. Le reste des troupes est réparti sur les antennes de Bayonne, Pau, Paris (principalement pour les activités Défense), Rennes, Marseille et Nice. Face à l’explosion démographique de ces dernières années, les équipes toulousaines sont trop à l’étroit sur les 3 sites qu’elles occupent dans le secteur de Basso-Cambo (rue Paul Mesplé, rue Claude-Marie Perroud et rue Maurice Grynfogel). La direction a décidé d’organiser pour la fin 2013 le regroupement de l’ensemble des effectifs toulousains sur un seul site, toujours dans le secteur de Basso-Cambo, avenue du Général Eisenhower, où un programme de 14 600 m2 a été mis en chantier, sous maîtrise d’ouvrage du promoteur toulousain V3J Promotion.
Marina Angel
Encadré :
La Division Aerospatiale et Défense de Capgemini
- Siège à Toulouse
- 4 centres de compétences :
Aéronautique
Méditerranée (Marseille et Nice)
ALM (gestion et maintenance de systèmes d’information)
Espace, Navigation Aérienne, Défense
- 1 700 salariés, dont 1 200 à Toulouse










