XAP veut élargir son offre
XAP (10 salariés, CA : environ 1,5 M€, création en 1996, siège à Calvisson) met l'accent sur la diversification. L’entreprise, dont le cœur de métier est la conception de volants pour les voitures de course en Formule E (ou formule électrique), Formule 2 et Formule 3, a enclenché depuis quelque temps ce virage. Une stratégie liée notamment à la forte saisonnalité du sport automobile. En plus des volants, XAP conçoit déjà « des tableaux de bord pour voitures, avions…des actuateurs linéaires (moteurs à commande électromagnétique, NDLR) », énumère Jérôme Bousquet, directeur de XAP. Cette tendance prend actuellement de l’essor. « Nous développons un système de climatisation individuelle autonome qui se compose d’un boîtier connecté à un gilet. Ce système peut faire du froid et du chaud. » Les applications sont multiples : le sport automobile, les déplacements en deux roues pour le quotidien ou la course, mais aussi la Défense nationale. Déjà commercialisé pour le sport automobile, le système est en phase de tests finaux pour la moto.

« Le processus est un peu plus long pour la Défense. » XAP planche également sur des systèmes de commande de type “joystick’’ (manette de jeu) pour diriger des engins par exemple dans le cadre d'opérations de l'armée, des tableaux de bord tactiles – « nous arrivons aux derniers tests » -, des panneaux de commandes appelées “plaques switch’’… « Nous nous inquiétons des conséquences du Brexit », explique le dirigeant pour justifier, en partie, cette stratégie de diversification. XAP réalise 40 % de son chiffre d’affaires à l’international, dont une partie significative vers le Royaume-Uni. « Le sport automobile, tout comme le rugby, est une religion là-bas. » Jouant la prudence, le dirigeant souhaite donc cibler de nouveaux secteurs.
L’entreprise, qui a recruté quatre personnes en 2018, espère poursuivre ses recrutements en 2019. Cet été, elle a agrandi son site de 50 m2. Elle n’envisage pas de déménager l’année prochaine mais ce projet n’est pas exclu à plus long terme. XAP sous-traite la fabrication de ses produits à des entreprises basées en Occitanie. Elle en assure la conception, fournit les cartes électroniques et composants, assemble ensuite le produit, puis le vend. Pourquoi ne pas internaliser ? « Cela nous reviendrait trop cher, répond le dirigeant. Si nous devions nous développer, ce serait via une opération de croissance externe. » Pour cela, Jérôme Bousquet estime qu’il lui faudrait lever entre 2 et 4 M€, « afin de franchir un cap en passant de 10 à une vingtaine de salariés ».










