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Energies
| 12/12/2013

Vers une filière nationale du démantèlement nucléaire dans le Gard

Environ 300 spécialistes du démantèlement et de l'assainissement nucléaire, venus de toute la France, se sont donné rendez-vous, ce jeudi à Marcoule puis Laudun-l'Ardoise (Gard rhodanien), répondant à l'appel des associations professionnels Cyclium et Nucleopolis.
L'idée est de créer une « équipe de France du démantèlement » basée à Marcoule, en s'appuyant sur le savoir-faire des majors du secteur (Areva, EDF, CEA, Suez, Veolia), des entreprises et sous-traitants, pour partir à l'attaque d'un marché mondial en plein essor, évalué à plus de 200 Md€ (Japon, Royaume-Uni, Allemagne...) dans les vingt prochaines années.
Le démantèlement nucléaire fait partie des 100 000 emplois que la filière nucléaire doit créer dans les dix prochaines années. Pourtant, le secteur souffre d'un déficit de notoriété. « Il faut faire comme l'Armée, qui a modernisé son image en communiquant sur la technologie », souligne Samuel Kervoern, ingénieur à Getinge Group (Vendôme, 41).

Défi technique

Le démantèlement nucléaire est un défi technique, car il s'agit de démanteler des installations contaminées, dont on ne connaît souvent pas tout de l'exploitation passée. « Il arrive que l'on doive appeler des exploitants passés, faute de disposer des données nécessaires », souligne un ingénieur. Des systèmes intelligents, comme la robotique ou la simulation 3D (Oreka Sud, Bagnols-sur-Cèze), sont appelés à se développer. Du côté des recrutements, le secteur recherche des salariés « mobiles, capables d'aller d'un chantier de démantèlement à l'autre, explique Eddy Morel, directeur de la branche Energie de Segula Technologies (Nanterre). Pourtant, les gens sont de plus en plus sédentaires. »
Martelée par le député-maire Patrice Prat (PS), à l'occasion de ces premières assises nationales, la création de cette équipe de France n'ira pas sans difficulté. « Fédérer les compétences, sur le papier, c'est beau, glisse un cadre de l'Ecole des Mines d'Alès. Mais on n'est pas dans le monde des bisounours. Ceux qui ont de l'avance vendront leur technologie, plutôt que la partager avec d'autres. »
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