Fil infos

Région Occitanie
|
Numérique
| 12/04/2022

Vers la création d’une filière quantique en Occitanie

Acteurs de la recherche et grands comptes ont échangé sur les perspectives de création d’une filière quantique régionale, le 12 avril à la Cité de l’économie et des métiers de demain à Montpellier. « Cette technologie pourrait à terme introduire des ordinateurs avec une puissance de calcul inégalée, de l’ordre de 120 secondes contre 1 Md d'années actuellement », a expliqué Isabelle-Robert Philippe. Cette chercheuse au CNRS est à l’initiative de l’Institut quantique occitan. Créé en 2021 et fédérant douze laboratoires, en lien avec des entreprises comme IBM, Atos, Airbus ou le Cerfacs, la structure doit favoriser les partenariats publics-privés et la création de cursus de formation sur la technologie, avec un budget de 10 M€.

Dans la suite du plan national

Les acteurs régionaux entendent ainsi suivre la dynamique du Plan national quantique, présenté au début 2021 par l’État. Doté de 1,8 Md€ sur quatre ans, le programme national vise à financer les opérations de R&D pour les chercheurs, les industriels, mais aussi les start-up. Le plan est fléché vers le développement de l’informatique quantique, mais aussi d’autres technologies portant sur les communications, les capteurs ou la cryptographie. « Il existe une volonté de développer un écosystème quantique en France, portant sur trois piliers : le digital, le militaire et la recherche », a estimé Olivier Hess, qui a rejoint Atos Quantum Computing à Montpellier, après plus de trente ans passé chez IBM.

Une carte à jouer

Reste pour les jeunes pousses de la région à pénétrer le marché « Elles ont une carte à jouer, il n’y a pas encore de start-up qui ont pignon sur rue en Occitanie. Contrairement à Paris où des jeunes pousses comme Pasqal, Quandela, Alice & Bob, ont levé des montants supérieurs à 15 M€ pour développer des applicatifs liées au quantique », a pointé Olivier Hess. D’après Kenneth Maussang, professeur associé à l’Institut d’électronique et des systèmes de Montpellier, le seuil de maturité de cette technologie « est prévu à horizon de 2035. A terme elle pourrait offrir des perspectives aux secteurs de la chimie, de l’énergie, de l’industrie, de la tech, de la cryptographie, du pharmaceutique ou de la finance. »

Mickaël Deneux / deneux@lalettrem.net
Bloc Abonnement

La Lettre M sur votre bureau chaque mois, la newsletter quotidienne à 18h, toute l'actualité en temps réel sur lalettrem.fr, les magazines thématiques, le guide « Les Leaders, ceux qui font l’Occitanie », la référence des décideurs d'Occitanie