Usine Malvesi (Narbonne) : l’équipe Orano Projets accompagne la réalisation des investissements (300 M€)
Stéphan Jolivet, directeur du site de conversion nucléaire Orano Malvési à Narbonne présente le 28 février l’antenne d’Orano Projets (prestations d’expertise en ingénierie sur toutes les activités liées au cycle du combustible nucléaire) au député LREM Alain Péréa. Cette antenne qui dépend de la BU (business unit) Orano Projets est installée au sein d’un espace de 150 m2 depuis fin 2018. « L’équipe compte 12 ingénieurs et techniciens (dont 4 femmes NDLR) pour atteindre 23 collaborateurs en 2019 et 50 d’ici 2025. Nous allons donc recruter pour répondre au plan de charge », indique Cédric Barba, directeur business opération amont d’Orano Projets et responsable de cette antenne. « Le projet qui s’étale jusqu’en 2025 représente 300 M€ et comprend le démantèlement d’installation, le développement de nouvelles unités et l’amélioration de l’impact environnemental du site », détaille Stéphan Jolivet, directeur du site Orano Malvesi. Un atelier de Traitement des eaux (TDE, 2M€, 2 emplois) sera mis en service en 2019. En 2019/2020, le procédé l’hydrofluration sera modernisé (100 M€). Seront réalisées pour 2021 une couverture bitumineuse (1M€), deux alvéoles d’entreposage étanches (20 M€), un dispositif de traitement des gaz pour abaisser l’émission d’oxyde d’azote du site (50 M€, 6 emplois). Pour 2022, c’est un atelier de traitement des nitrates (80 M€, 30 emplois) et un atelier de traitement des effluents aqueux (15 M€). Enfin, en 2025 l’atelier calciothermique sera démantelé (70 M€) et sera réhabilité en vestiaire. Orano Malvési se diversifie en lançant la commercialisation de dioxyde d’uranium naturel (Uo2,15 000 tonnes/an). « L’atelier Uo2 sera dans un nouveau bâtiment à la place de l’atelier grillage. Sa mise en production est prévue pour 2021 », précise Stéphan Jolivet.
Créer une dynamique locale
« Il ne s’agit pas seulement d’avoir confiance au projet d’Orano mais de le suivre et le contrôler. Je dis aux industriels que Narbonne, ce n’est plus le tiers monde où on implante des usines avec des gardes à l’entrée. Il faut, comme c’est le cas ici, que les projets soient source de valeur ajoutée, d’apport de matière grise et de dynamisme au territoire, déclare Alain Péréa. Je défends aussi les énergies renouvelables qui sont aussi très présentes sur le territoire, mais en termes de valeur ajoutée et d’emploi c’est zéro. Les bureaux d’études sont à Montpellier ou Toulouse. Il y a un équilibre à trouver en évitant que tout finisse par se faire ailleurs ».La BU Orano Projets travaille « dans les domaines de la conversion, l’enrichissement, le recyclage du combustible nucléaire mais aussi dans le secteur pharmaceutique. Nos équipes représentent 42 métiers différents, souligne Cédric Barba. « Cette antenne se veut agile », selon son directeur. Elle s’appuie beaucoup sur le digital : Scan 3D, maquette numérique afin d’anticiper au mieux les chantiers à réaliser et l’exploitation future des aménagements réalisés. Les équipes d’Orano Projets sont déjà intervenues notamment au sein de l’usine Orano Melox dans le Gard, celle du Tricastin ou encore ici à Malvesi sur le projet Comhurex II.

Légende photo : l'équipe Orano Projets de Malvési. Photo VC.










