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Haute-Garonne
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Industrie
| 25/01/2022

Une liquidation judiciaire « imprévisible », juge le fondateur de ThirtyOne

Fauchée en pleine croissance. C'est ainsi que Christophe Baeza présente la trajectoire de sa société ThirtyOne, qui concevait et fabriquait des vélos innovants, dont certains à assistance électrique. L'entreprise haut-garonnaise fondée en 2013, qui comptait cinq salariés mi-2021, a été liquidée en octobre dernier, laissant derrière elle un passif estimé à 1 M€. Une somme qui, insiste Christophe Baeza auprès de La Lettre M, correspond au « montant de la levée de fonds et non pas à un manque de trésorerie ».

Car la société a levé des fonds de façon intensive au cours des dernières années auprès d'investisseurs particuliers. Son objectif, comme nous l'écrivions en mai dernier : financer des recrutements, mais aussi les investissements matériels nécessaires à la montée en cadence de sa production. « L'an dernier, nous avons fabriqué 500 vélos ; cette année, ce sera entre 1 000 et 2 000 », nous expliquait alors le dirigeant, porté par la croissance des mobilités “vertes”.

Le choix du dépôt de bilan « obligatoire »
Quelques mois plus tard, l'entreprise était placée en redressement judiciaire, avant d'être finalement liquidée. Pour Christophe Baeza, « la liquidation est due à un gel des comptes, qui a empêché ThirtyOne de poursuivre son développement. Sans pouvoir disposer de sa trésorerie, le choix d'accepter le dépôt de bilan était obligatoire. » ThirtyOne, assure-t-il, avait pourtant à fois « un chiffre d’affaires en forte hausse, un carnet de commandes fourni et une trésorerie importante pour ses projets de développements futurs ». Et l'ancien dirigeant de préciser qu'au moment de sa liquidation, ThirtyOne disposait d'une « trésorerie en banque de 550 k€ », d'un « reste à encaisser de 45 k€ », d'un « stock (livré ou en cours de livraison) de 300 k€ », d'un « capital social de 40 k€ », d'un « capital mobilier de 59 k€ » et d'une « marque d'une valeur estimée à 50 k€ ». Soit un total d'un peu plus de 1 M€.

Christophe Baeza, qui précise qu'il « n’y a aucun enrichissement personnel » dans ce dossier et que « l’ensemble des liquidités sont consignées à la Caisse des dépôts et consignation », dit comprendre « les craintes de nos créanciers, mais la liquidation de ThirtyOne a été soudaine, imprévisible ». La société est désormais en quête d'un repreneur pour « valoriser au mieux » ses actifs et, ainsi, faire en sorte que « le liquidateur puisse rembourser au mieux les créanciers ».

Alexandre Léoty / leoty@lalettrem.net
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