Une chute brutale de 33 % du marché des terrains à bâtir
En 2023, le Tarn-et-Garonne enregistre une baisse de 24 % des volumes des ventes, avec une chute brutale de 33 % du marché des terrains à bâtir, selon une étude Adnov. « Étrangement, les prix ne baissent pas et s’affichent même encore à la hausse, notamment sur le marché de l’appartement ancien », précise Maître Julien Lacombe, délégué chargé de l’immobilier du Tarn-et-Garonne de la Chambre des Notaires de la Cour d’appel de Toulouse. Cela entraîne un ralentissement, voire un blocage des ventes car les potentiels acheteurs attendent une baisse des prix. Les primo-accédants restent affectés par les conditions restreintes d’octroi des prêts, alors que plus de 60 ans ont davantage de facilités à finaliser des transactions.
Durant le premier trimestre 2024, les volumes des ventes devraient poursuivre leur chute, « mais il ne faut pas s’attendre à une importante baisse des prix », indique Maître Julien Lacombe. Ce dernier estime que le marché pourra se réamorcer si les acheteurs retrouvent la confiance et les banques assouplissent leurs conditions d’accès au crédit. Selon l’étude, la tranche d’âge qui tire le marché est toujours celle des actifs de 30-39 ans, et 66 % des acquéreurs viennent du Tarn-et-Garonne.
3 000 maisons neuves vendues en 2023
En 2023, 690 appartements anciens ont été vendus – contre 910 l’année précédente –, dont 44 % de T3 et 26 % de T2. Le prix média est de 1 810 €/m2, en augmentation de 3,6 %. D’après l’étude, Montauban a connu une augmentation des prix de 5,9 %, moins spectaculaire que celle de 2022, avec un prix médian au m2 porté à 1 950 €.
Quant au segment de la maison ancienne, « cœur du marché de l’immobilier dans le département », il représente 3 000 ventes en 2023 – soit 840 de moins que l’année précédente – dont 37 % pour des biens de quatre pièces. Le prix médian se stabilise à 180 k€. « Nous constatons que si la frénésie d’après-Covid s’est bien calmée, le marché de la résidence secondaire est toujours actif, notamment dans le Quercy Est, où le prix médian a augmenté de 8,6 % (156 k€) », détaille le délégué départemental.
Enfin, le marché des terrains à bâtir, porté essentiellement par les primo-accédants, connaît une chute brutale de 33 %, avec 630 ventes contre 940 en 2022. Le prix médian se stabilise à 49 k€. « C’est un petit marché aujourd’hui très impacté par les contraintes règlementaires et le contexte inflationniste qui fait flamber les coûts de construction, explique Maître Julien Lacombe. Dans les petites communes, le ralentissement de ce marché peut, à long terme, gravement affecter leur dynamisme et leur attractivité en limitant l’arrivée de nouvelles familles. »











