Un tiers des habitants d'Occitanie privilégie la seconde main et la réparation
Portés par la crise sanitaire et la prise de conscience collective quant à l'impact de nos modes de consommation sur l'environnement, le réemploi des marchandises, le circuit-court et le vrac sont plébiscités. 48 % des habitants d'Occitanie ont recours occasionnellement au réemploi des produits, soit en les réparant, soit en optant pour de la seconde main. C’est l’un des constats dressés par une étude* réalisée par Market Audit, pour le compte du groupe Suez, dans le cadre de la semaine européenne des déchets. Un tiers des personnes interrogées se tournent vers cette alternative de façon régulière. Un mode de consommation porté notamment par les sites d’achat et de vente entre particuliers, à l’instar de Leboncoin et Vinted, mais aussi des recycleries. Le groupe Suez souligne d’ailleurs au travers de cette étude son action au sein du pôle environnemental audois (site de Salvaza, Carcassonne) avec le Recydrive – service de déchèterie en « drive in » et la boutique solidaire, Le Grenier.
Circuits-courts et vrac
Autre illustration de cette prise de conscience : huit personnes sondées sur dix se tournent progressivement vers l'achat de produits en vrac (sans emballage) et les circuits courts. Toutefois, 21 % seulement le feraient de façon régulière (22 % au niveau national). Globalement, 29 % des habitants d’Occitanie disent avoir modifié leurs pratiques en matière de réduction des déchets, sous l’influence de la crise de la Covid-19. Bien que significatif ce pourcentage reste en deçà de la moyenne nationale, 34 %. L’évolution des comportements est accentuée chez les plus jeunes : 44 % des 18-24 ans et 37 % des 25-34 ans.
En dépit d’une prise de conscience manifeste des enjeux environnementaux liés aux déchets, 45 % des personnes interrogées en Occitanie concèdent avoir une connaissance limitée des « comportements à adopter » pour agir sur le sujet. 39 % estiment que les processus de réduction des déchets sont trop chronophages.
*Échantillon de 1 000 personnes interrogées en Occitanie du 12 au 22 octobre.










