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Hérault
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BTP
| 9/09/2013

TVA à 10 % : la Capeb anticipe 3 000 destructions d’emplois dans l’Hérault

Bernard Maurin, président de la Capeb de l’Hérault (photo), annonce, ce lundi lors d’un point presse, « 3 000 emplois détruits dans le bâtiment », du fait du relèvement du taux de TVA de 7 % à 10 %, le 1er janvier prochain. Le décrochage observé dans la construction (baisse de 18,9 % du nombre d’autorisations et de 19,3 % du nombre de logements mis en chantier) se traduit par une hausse de 1 134 demandeurs d’emplois dans le BTP dans l’Hérault en un an, et 3 000 dans la région. « Nous observons 25 dépôts de bilan par semaine dans la circonscription du tribunal de commerce de Montpellier, au lieu d’une quinzaine il y a quatre ans », ajoute-t-il. La baisse de l’activité se confirme au 1er semestre au niveau régional : - 5,5 %, soit une dégradation plus marquée qu’à l’échelle nationale (- 4 %). « La région attire certes de nouveaux habitants, mais c’est une population désolvabilisée, avec beaucoup de titulaires du RSA et de chômeurs longue durée », souligne Jacques Blanc, secrétaire général de la Capeb 34.

Opération-escargot ce vendredi

Outre le retour de la TVA à 5 % sur les travaux d’entretien et de rénovation des logements, la Capeb portera ce vendredi 13 plusieurs revendications, à travers une opération escargot prévue entre 14h et 17h (200 véhicules, trajet Zénith Sud-préfecture) : allègement des charges sociales, transformation du CICE en baisse directe des charges sociales, contrôles contre toutes les concurrences déloyales et le dumping social, alignement du régime des auto-entrepreneurs (à ce jour non assujetti à la TVA) sur les autres types de sociétés, meilleur soutien des banques aux très petites entreprises (achat d’outillage ou de véhicule, trésorerie, investissement), simplification administratif et réglementaire, mise en œuvre des mesures annoncées (500 000 logements à l’échelle nationale), prêts et mesures fiscales incitant les particuliers à acheter des logements neufs ou à rénover.
En matière de concurrence low-cost, également stigmatisée par la FFB, Jacques Blanc ajoute : « C’est un problème de société. On parle des conditions de travail des ouvriers sur les chantiers : où ils dorment, ce qu’ils mangent, ce qu’ils gagnent… Ils n’ont pas de couverture sociale, ne sont pas déclarés à la médecine du travail, ne font pas de visite médicale, font des horaires déments. Chacun doit prendre ses responsabilités, y compris les maîtres d’ouvrage publics. C’est eux qui ont les clés, en vérifiant les contrats de sous-traitance, les conditions de déclaration, et les sous-traitances en cascade. »

Photo / HV

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