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Pyrénées-Orientales
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Commerce - Artisanat
| 19/04/2013

Trop de mètres carrés autorisés dans les P.-O., selon l'Association des grandes et moyennes surfaces

Alors que les projets commerciaux en gestation dépassent les 100 000 m2, l’association des grandes et moyennes surfaces des P.-O. (AGMS) dénonce ce 19 avril en conférence de presse, un recul général de l’activité dans le commerce local. « L’activité est en recul, voire en forte baisse » indique Paquy Despax, la directrice d’Auchan Perpignan. Selon l’AGMS, le chiffre d’affaires du commerce en 2012 a chuté de 5 % (400 M€), avec des conséquences réelles sur les effectifs (- 3 %, 5 845 salariés), les investissements (- 65 %) et indirectement sur l’économie locale en général. L’association est consciente que le secteur en pleine mutation avec le e-commerce subit les effets de la crise.

Démultiplication des m2 commerciaux
Pour autant, elle s’inquiète de la démultiplication des m2 commerciaux « périphériques dangereux » ou à proximité de Perpignan « pénalisant autant les commerces de centre ville que les grandes surfaces installées ». Elle a relevé : l’extension de Claira (16 000 m2) suivi d’une une autre d’ici 2014/2015 (17 500 m2), le projet de Sofilit à Pollestres (22 180 m2), l’arrivée d’Alinéa au Mas Rous (10 000 m2), le projet Carré d’Or de la Sodic (20 000 m2) « en sommeil » selon l’association, l’extension de Gifi au Mas Guérido (11 000 m2), ou encore les 2 636 m2 de la SCI Agora à Saint-Laurent de la Salanque, 11 292 m2 à Thuir de la SNC Thuir Invest, 3 670 m2 portés par la SCI BNB Ste Eugénie au Soler. Par ailleurs, ces projets sont eux-mêmes concurrencés par l’ouverture, le16 mai prochain, des 10 000 m2 de l’outlet Gran Jonquera.
Des leviers existent
Face à ces constats, l’AGMS est convaincue qu’un des leviers pour dynamiser le commerce est le tourisme mais aussi des événements phares comme Visa pour l’Image à condition que le secteur du commerce soit valoriser à travers les communications institutionnelles. « Les 7 millions d’excursionnistes sont un potentiel à exploiter et pas seulement sur la côte. Perpignan est un point de départ incontournable à condition de parler d’une seule voix » indique Marc Barès, directeur des Galeries Lafayettes. La solution selon l’AGMS serait de faire fusionner toutes les associations de commerçant, de nommer un manager de centre ville, adapter les horaires d’ouvertures aux besoins des consommateurs,…
Ville d’intérêt touristique
L’association, qui a rencontré l’élue de la Ville en charge du commerce, attend un retour de la demande de classement de la commune comme Ville d’intérêt touristique. « Notre priorité est d’obtenir avant le 14 mai la demande en Préfecture du Maire de Perpignan, appuyée par la CCI des P.-O. du classement, facilitant l’ouverture du dimanche qui est demandé à plus de 60 % pendant la période estivale » indique Paquy Despax. Autre point à traiter : les parkings. « Il faudrait réactiver le projet du parking sous la Basse depuis la CCI jusqu’à l’hôtel de France. La mairie dit y réfléchir », note Marc Barès.
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