Toulouse-Montpellier : le défi de l'attractivité à relever
« La grande région va accueillir le quart de la croissance démographique française, déclare, ce 18/5 à Montpellier, le géographe Philippe Estèbe, lors de l'assemblée plénière du conseil de développement de Montpellier Méditerranée Métropole. Cette attractivité est une chance, mais c'est aussi une responsabilité considérable, vis-à-vis des gens que l’on accueille. Ça veut dire aussi que la grande région a une fonction nationale. La gestion de cette attractivité est un défi commun aux deux métropoles. » Le politologue Emmanuel Négrier a de son côté évoqué des « métropoles inabouties, encore adolescentes. Les métropoles de Toulouse et de Montpellier n’englobent pas la moitié des communes de leurs aires urbaines respectives. Et leurs puissances potentielles font peur. » Max Lévita, vice-président de Montpellier Méditerranée Métropole chargé de tisser des liens avec Toulouse Métropole, estime que « Toulouse et Montpellier seront concurrents quand ce sera obligatoire, et partenaires chaque fois que ce sera possible ». En matière de tourisme, d'après lui, « on a atteint les limites de la stupidité, entre offices départementaux, municipaux, intercommunaux, régionaux… il faut mutualiser. On est d’accord sur ce point-là avec Toulouse ». Dans le domaine de la santé (10.000 emplois à Montpellier), l'élu a regretté que « ce secteur n'arrive pas à s'auto-organiser à Montpellier, et ce pour des raisons que je n'explique pas. La métropole essaie d’intervenir, mais il faut être honnête, ça ne donne pas des résultats extraordinaires (sic). »










