Pyrénées-Orientales
Immobilier
TGV France-Espagne : 2e vie pour la gare de Perpignan ?
Situé en gare de Perpignan (450 000 passagers par mois en moyenne), le Centre del Mon, ensemble commercial et tertiaire de 20 000 m2 réalisé par Metrovacesa (Madrid), a connu des débuts catastrophiques. A cause du retard du TGV transfrontalier, 14 000 m2 cherchent toujours preneurs. Avec le lancement de la liaison ferroviaire, le complexe compte trouver un nouveau souffle en 2014. « Le TGV va forcément augmenter les flux dans la gare, dans des proportions que nous ne pouvons pas encore quantifier, explique Robinson Osorio, directeur du centre. Tout dépendra du prix des billets, et de la possibilité de faire des allers/retours à la journée entre Barcelone et Perpignan. » Pour commercialiser les plateaux de bureaux, toujours vacants après que la préfecture a annulé son projet d'implantation, un commercial a été recruté à Barcelone, pour attirer les entrepreneurs espagnols à Perpignan. « Ici, les bureaux sont 35 % à 40 % moins chers qu'à Barcelone », observe Robinson Osorio. La nouvelle agence de développement économique de Perpignan Méditerranée a également le réflexe ibérique. « Frappées par la crise, les entreprises espagnoles ont besoin de nouveaux marchés », explique Georges Guillaumot, son directeur. Dans sa ligne de mire : la sous-traitance plastique et mécanique pour le marché de l'automobile et la fabrication de meubles « activités industrielles très présentes en Catalogne espagnole et qui cherchent des réseaux de distribution en France. » Une chargée de mission trilingue (catalan, castillan, français) écume les syndicats patronaux pour transformer l'essai. Outre le foncier et les loyers plus attractifs, Perpignan joue sur les proximités temporelles (1h20 de gare à gare)... et culturelles, avec le slogan 'déjà en France, encore en Catalogne'.










