Taquipneu, les marges et le Pays Basque ciblés
35 points de vente en propre, sur 12 départements. Dont un dernier qui vient d’ouvrir à Limoges, début avril. Le négociant et prestataire de services liés au pneumatique, Taquipneu (46 M€ de CA, 300 salariés), dont le siège est à Montauban, poursuit sa stratégie de maillage patient de son territoire, le grand Sud-Ouest.
Réseau et services. L’antenne de Limoges, située en plein coeur du centre routier, a entraîné 150 K€ d’investissement. Celle-ci adresse le principal marché du groupe, les transporteurs routiers, qui pèse 50 % du CA de Taquipneu. Le reste est composé des véhicules de tourisme (33 %), des TP et des véhicules agricoles. « L’année 2012 a été plus difficile et a surtout consisté à solidifier le réseau, après des années 2010 et 2011 de développement (extension à l’Ariège, en Gironde, etc.). Notre activité a été étale et nous anticipons la même chose pour 2013 » précise Julien Taqui, le PDG. Le négoce représente 53 % du CA, les services associés (hydraulique, petite mécanique, etc.) 47 %.
Gouvernance et persistance. L’année 2012 a également été consacrée à la transmission de la société, entre Bernard Taqui et son fils, PDG depuis décembre 2012. Celui-ci codirigeait depuis 2006, comme DAF puis DG chargé du développement. « Je reste parfaitement dans la logique d’un groupe familial, avec l’idée de transmettre moi aussi » précise Julien Taqui. Ce dernier avait poussé à l’arrivée d’un actionnaire minoritaire prestigieux, le groupe de pneumatique Michelin, en 2009. « Nous sommes un bon poste d’observation pour eux. Ils nous amène en retour leur expertise d’industriel et aussi une image très positive ». Le pacte d’actionnaires devrait être renégocié d’ici 2015.
Grandir patiemment. S’agissant de la couverture de sa zone, Taquipneu vise en priorité les marges - Perpignan, Montpellier, Béziers, Dordogne, Charente - mais surtout le Pays Basque et les Hautes-Pyrénées. « C’est un noeud logistique très important, où nous devons être. Mais il est aujourd’hui plus difficile de reprendre les affaires à vendre, qui ont souvent un passif social important » précise Julien Taqui. Le géant Euromaster a repris une quinzaine de points de vente indépendants dans les Pyrénées-Atlantiques et les Landes, fin 2012. Taquipneu avait été un temps intéressé, avant de jeter l’éponge… Une zone comme Saint-Gaudens pourrait également avoir les faveurs de la PME, dans les prochains mois.










