Synox se lance dans le maritime
Après l'agriculture, le bâtiment ou encore la smart city, la société spécialisée dans les objets connectés Synox (22 salariés, CA 2020 : 2,8 M€, Montpellier) se lance, avec le laboratoire de recherche montpelliérain Institut d’électronique et des système (250 collaborateurs), dans le maritime. L'idée est de développer des capteurs « navigants », à installer sur des bateaux ou des bouées fixes. Ceux-ci auront pour mission de mesurer la qualité des eaux par exemple. L'innovation réside, entre autres, dans leur autonomie énergétique, grâce à la différence de températeure entre l'air et la mer notamment. Les capteurs communiqueront par bluetooth, wifi, satellite ou 5G. « Nous prévoyons trois créations d'emplois à Montpellier pendant la phase de R&D, sur trois ans », explique à La Lettre M Emmanuel Mouton, dirigeant de Synox. Prévue en 2024, la commercialisation sera synonyme de « création d'une quinzaine d'emplois locaux », assure-t-il.
Partenaires académiques et industriels
Soutenus par la Région, les porteurs de projet s'adressent à trois types de clients. Un, les ports, clubs nautiques, loueurs et fabricants de bateaux. « Aujourd'hui, les objets connectés sur nos catamarans permettent d'optimiser l’énergie. Nous pourrions les intégrer pour récolter des données sur la pollution par exemple. Il y a une attente de nos clients », observe Stéphane Gouël, responsable de projets chez Outremer Yachting (La Grande Motte), l'un des potentiels clients. Deux, les collectivités et agences environnementales qui souhaiteraient multiplier les points de relevé, mieux surveiller leurs espaces marins, lagunaires et réserves de biodiversité à l'aide de capteurs installés sur des bouées fixes ou des drones. Trois, les acteurs de l’aquaculture qui pourraient être intéressés par ces dispositifs capables de réguler la production, lutter contre les vols… Synox et IES souhaitent fédérer, au niveau régional, des partenaires académiques et industriels. Objectif : produire en Occitanie.










