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Languedoc-Roussillon
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Transports - Logistique
| 12/04/2013

Sommet des villes pour la grande vitesse le 19 avril à Béziers

Le palais des Congrès de Béziers accueille ce vendredi 19 avril le 6ème sommet des villes pour la grande vitesse et l’interconnexion ferroviaire du couloir méditerranéen, sous la présidence de Raymond Couderc, sénateur-maire de Béziers et président de la communauté d’agglomération Béziers Méditerranée. Alors que la commission Mobilité 21 doit mettre de l’ordre dans les projets d’infrastructures de transport, et que l’Europe arbitre ses financements pour la période 2014-2020, douze maires de villes française et espagnole* réaffirment leur engagement en faveur de la réalisation, à l’horizon 2020, de la ligne nouvelle Montpellier-Perpignan (160 km, environ 6 Md€). « Il s’agit de réussir l’interconnexion à grande vitesse entre la France et l’Espagne par l’aboutissement d’un projet ferroviaire majeur pour le développement des territoires traversés, des populations et de l’activité économique », précise les deux collectivités (Ville et Agglo) de Béziers dans un communiqué.

Ce que dira la déclaration commune

La Lettre M s’est procurée le projet de déclaration commune, qui sera présentée le 19. Quelques extraits :
- Unanimité. « Nous réaffirmons partager et vouloir porter d’une même voix le projet de création d’un espace économique compétitif et innovant, en concevant un territoire transfrontalier harmonieux et un réseau de villes articulé autour d’un ensemble cohérent de services ferroviaires. »
- CNM. « Nous nous réjouissons de voir le projet de contournement Nîmes-Montpellier parmi les 4 projets ferroviaires retenus par l'État français pour une réalisation 2012/2017. »
- Barcelone-Perpignan. « Le Comité des Villes se félicite de la finalisation et de la mise en service du tronçon Barcelone-Gérone-Figueres inauguré le 8 janvier 2013. Une nouvelle étape essentielle de la connexion ferroviaire européenne devrait être franchie au cours du 2e trimestre 2013 avec la mise en service de trains à grande vitesse directs entre Barcelone et Perpignan. »
- Fret ferroviaire. « Le Comité des Villes prend acte que le tronçon Barcelone-Gerone-Figueres autorise désormais la circulation de certains trains de marchandises entre le port de Barcelone et l’ensemble de l’Europe, préfigurant ainsi la réalisation d’un véritable corridor fret méditerranéen. Toutefois, nous regrettons que les chaînons manquants, tant entre Perpignan et Montpellier qu’au sud de Barcelone, ne permettent pas de relier l’Europe du Sud à l'Europe du Nord dans des conditions optimales, indispensables au XXIe siècle. »
- Quelle place dans la futur SNIT ? « Le dossier de ligne nouvelle Montpellier Perpignan (LNMP) est à ce jour en attente de la mise à jour du Schéma National des Infrastructures de Transports (SNIT). Le gouvernement français souhaite hiérarchiser le financement des grands projets d'infrastructures à venir. Le Comité des Villes rappelle que ce projet s’inscrit dans le cadre des couloirs prioritaires voyageurs et fret du RTE-T retenus par la Commission Européenne. »
- Le projet voulu. « Les 12 villes réaffirment leur attachement au projet de ligne nouvelle Montpellier-Perpignan et souhaitent voir confirmées les conclusions du Comité de Pilotage du projet LNMP (8 octobre 2012) : disposer d'un couloir ferroviaire mixte à grande vitesse (350 km/h) ; création de deux gares nouvelles sur les territoires narbonnais et biterrois ; mixité le plus loin possible entre Montpellier et Perpignan. En cas d’impossibilité au sud de Narbonne, une solution pourrait être le déplacement, à terme, de la ligne classique le long de l’autoroute A9 ».
- Livraison en 2020. « Le Comité des Villes exige que le projet de ligne nouvelle entre Montpellier et Perpignan soit poursuivi conformément au calendrier prévu initialement, à savoir une enquête publique dès 2015 pour une mise en service en 2020. »
- Appel aux Etats. « Le Comité des Villes souhaite vivement que les États Français et Espagnol, ainsi que l'Europe soutiennent irrévocablement le projet du tronçon mixte manquant entre Montpellier et Perpignan, et au-delà l’ensemble des investissements nécessaires pour finaliser le corridor méditerranéen. A ce titre, nou
s interpellons en particulier l’État Français afin qu'il intègre le projet LNMP dans les projets prioritaires du Schéma National des Infrastructures de Transports (SNIT) en cours. »

- Bourquin, nécessaire chef de file. « Nous demandons à l’État Français et aux députés européens qui nous soutiennent de se mobiliser pour confirmer l’inscription du couloir méditerranéen dans les priorités du réseau transeuropéen de transport et obtenir le financement européen le plus élevé. Suite au Comité de Pilotage du projet LNMP du 15 mars 2013, qui s’est tenu en présence du Ministre des Transports du gouvernement français, nous demandons également au président de la Région Languedoc-Roussillon d’affirmer son rôle de chef de file en mobilisant l’ensemble des partenaires du dossier pour une intervention commune auprès des instances européennes. »

* France : Nîmes, Montpellier, Béziers, Narbonne, Carcassonne, Toulouse, Perpignan ; Espagne : Figuères, Girona, Barcelona, Tarragona et Lleida.

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