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Pyrénées-Orientales
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Energies
| 27/01/2011

Solaire à concentration : Socrate séduit les industriels

Sélectionné parmi 336 candidats, le projet Socrate (solaire concentré : recherches avancées et technologies énergétiques), proposé par le laboratoire Promes-CNRS (procédés, matériaux, énergie solaire) de Perpignan, figure parmi les 52 lauréats de l’appel à projet « Equipex » (ou équipement d’excellence) lancé par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, et par le commissariat général à l’investissement. L’objectif est de permettre aux laboratoires retenus d’acquérir des équipements scientifiques de pointe pour favoriser la recherche publique, la formation et l’innovation. « Ce projet, qui a obtenu 4,5 M € sur 5 M € demandés, est porté par l’Université de Perpignan Via Domitia et le CNRS, rappelle Jean Benkhelil, président de l’UPVD. Il consiste à développer l’activité et les savoir-faire en énergie solaire, un pôle fort au sein de l’UPVD qui se développe sur des équipements existants que sont le four solaire d’Odeillo et la centrale Thémis de Targassonne, deux équipements qui ont failli disparaître ». « Nous avons été soutenus dans notre démarche par des industriels comme CNES, CNIM, Bertin, Lafarge et Saint-Gobain, qui y voient un grand intérêt pour mener des recherches sur leurs matériaux et leurs concepts » souligne Gilles Flamant, directeur du laboratoire Promes-CNRS, présent à Perpignan et à Font-Romeu-Odeillo (140 personnes).
Une plateforme expérimentale à l’horizon 2012
« Une plate-forme expérimentale dans le domaine du solaire à haute concentration sera mise en place à l’horizon 2012. Les premiers investissements devraient s’opérer courant 2011 », explique Gilles Flamant. Le territoire bénéficiera d’équipements uniques destinés à attirer l’ensemble de la communauté scientifique pour la recherche et les industriels pour mener à bien des projets de recherche collaboratifs intégrés ». La plateforme sera ouverte aux entreprises par le biais de partenariats public-privé à travers deux formes de collaboration : des projets de recherche collaboratifs et des prestations de services. « Par ailleurs, la plateforme permettra aux étudiants de l’UPVD l’accès à des installations opérationnelles représentatives des échelles industrielles » ajoute Jean Benkhelil.
Nouveaux équipements de recherche
Sur les 4,5 M € obtenus, 1 M € financera la rénovation du four solaire d’Odeillo, 1 M € interviendra pour améliorer le concentrateur solaire à tour de Thémis, 1 M € permettra l’installation d’une boucle d’essai pilote cylindro-parabolique sur le site d’Odeillo et enfin 0,5 M € sera dédié à la mise en place d’un service de caractérisation des propriétés des matériaux solaires thermiques. « Le million d’euros restant servira à la prise en charge de la maintenance des appareils. Il servira aussi à soutenir l’accueil des étudiants en stage sur ces sites », précise Gilles Flamant. Actuellement, les sites accueillent une quarantaine de stagiaires, leur nombre pourrait doubler avec les étudiants de l’UPVD et les élèves ingénieurs de Poly’EnR. « Le Campus solaire de l’UPVD devrait accueillir entre 550 et 600 étudiants à l’horizon 2012, souligne Fabrice Lorente, vice président du CEVU, en rappelant que « l’UPVD propose une offre qui va du DU au Doctorat, en passant par les Masters et licences professionnelles dont la dernière concerne le traitement énergétique des surfaces.»
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