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Région Occitanie
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Energies
| 6/02/2025

Sofiane Boukebbous (EDF Renouvelables) : « L’Occitanie est une région très importante pour notre groupe »

© EDF Renouvelables / Pixabay CCO

Directeur développement de la zone Sud-Est et Outre-Mer d'EDF Renouvelables basé à Montpellier, Sofiane Boukebbous évoque pour La Lettre M le bilan d’activité 2024 de l’opérateur, ses perspectives pour l’exercice en cours et les nouveaux défis du secteur des énergies renouvelables.

Votre direction régionale est basée à Montpellier depuis 2020. Quel est son périmètre d’intervention ?
Notre site de Montpellier accueille 200 des 4 000 salariés d’EDF Renouvelables, la filiale du groupe EDF dédiée aux énergies renouvelables. Ce siège régional regroupe les fonctions support et les équipes spécialisées dans le développement de projets. Toujours dans l’Hérault, l’agence de Colombiers emploie 200 salariés supplémentaires où est basé notre centre européen de conduite et de supervision chargé de l’ensemble de nos centrales solaires et parcs éoliens terrestres et off-shore. Nous disposons également d’un site à Toulouse avec un effectif de 15 personnes. Plus largement, l’Occitanie est une région très importante pour notre groupe. La région concentre 40 % de nos installations, soit une vingtaine de parcs éoliens représentant une puissance installée de 500 MW ainsi que 18 centrales photovoltaïques au sol totalisant 100 MWc. Notre direction régionale couvre également les Outremers, notamment la Guyane, les Antilles, et la Réunion ainsi que la Corse. 

Quels ont été les temps forts de vos activités l’an dernier ?
Dans le photovoltaïque, EDF Renouvelables a obtenu les autorisations pour réaliser 72 MW de projets. En Occitanie, nous avons été lauréats de l’appel à manifestation d’intérêt lancé par Nîmes Métropole destiné à l’aménagement d’une centrale solaire sur les espaces délaissés de l’aérodrome de Nîmes-Courbessac. D’une puissance installée de 48 MW, l’installation produira 68 GWhs d’électricité par an, soit l’équivalent de la consommation de près de 31 000 personnes. Les études ont débuté courant 2024 et le démarrage prévisionnel des travaux est prévu en 2027. Ce projet comprendra deux centrales solaires au sol ainsi qu’une ombrière solaire pour aéronefs aménagée sur plus de 30 hectares. 2024 a par ailleurs été une année importante dans le domaine de l’agrivoltaïsme avec la mise en service de notre quatrième démonstrateur Evapore. La structure photovoltaïque est installée au-dessus de pommiers, à Marsillargues dans l’Hérault. Élaboré avec des experts agronomes avec l’objectif de protéger les cultures, son inauguration est prévue au printemps prochain. 

Concernant 2025, quelle est votre feuille de route ?
Près de 300 MW de projets sont en actuellement en phase de développement, dont 100 MW dans l’agrivoltaïsme. Les nouveaux décrets publiés récemment ont clarifiés les règles du jeu sur ce segment. Mais je constate que les incertitudes politiques impactent les prises de décision des collectivités. Nous sommes dans une période de flou. Exemple avec les zones d’accélération de la production d'énergie renouvelables (ZAER) introduites par la loi Aper. Dans ce domaine, nous accompagnons les élus et les services de l’État pour maintenir un élan et une dynamique de réalisation. Dans un autre registre, nous inaugurerons courant 2025 à Rivesaltes, près de Perpignan (66), le premier parc de stockage par batterie de France métropolitaine. Ce site va permettre de gérer les flux de production et de consommation en optimisant la production des installations d’énergies renouvelables. Nous avons déjà une expertise dans ce domaine après avoir mis en place ce type d’installation dans les Outremers. L’objectif est de les dupliquer à l’échelle du pays, là où les besoins sont importants. Enfin, nous souhaitons accélérer le nombre de projets de repowering (renouvellement) dans l’éolien terrestre. Mais ce type de projets se heurtent actuellement à la décision des principaux fabricants mondiaux d’éoliennes d’arrêter la production de modèles de moins de 150 mètres de haut pour privilégier ceux de 200 mètres. Cela pourrait freiner les projets en cours. Nous avons signalé cette situation aux services de l’État. Ces opérations de renouvellement doivent respecter certaines règles, dont une hauteur maximale des éoliennes. Si elles n’évoluent pas, nous ne pourrons plus réaliser ce type de projets.

David Danielzik / danielzik@lalettrem.net
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