Socri Reim crée une fondation pour « remettre la nature dans l’espace urbain »
Nicolas Chambon, dirigeant du groupe immobilier montpelliérain Socri Reim (cinquante salariés), lance en marge du salon immobilier international Mipim (7 et 8 septembre, Cannes) la fondation Ceïba, du nom d’une espèce d’arbre tropical. « La fondation a pour objectif de préserver et promouvoir la nature et la biodiversité dans les villes. Nous imaginons déjà d'organiser le 1er jour du printemps une journée de la nature en ville, indique Nicolas Chambon, président de la fondation, entouré des experts : Jean Mus (architecte paysagiste), Jean-Paul Viguier (architecte), Alain Marguerit (paysagiste urbaniste) et Yann Fortunato (industriel agro-forestier, Racine de France) et Marie Morel (avocate). La fondation d’entreprise dispose à ce jour d’un budget de 150 k€ octroyé par l’entreprise qui pourra être dépensé sur une période de trois ans. »
Des missions identifiées
Les missions de la fondation sont : « d’abord récolter et analyser les informations, communiquer sur les bonnes pratiques identifiées dans une réelle liberté de parole, précise Nicolas Chambon, puis identifier et conseiller des collectivités locales, comme nous le faisons déjà dans le cadre des projets commerciaux développés par Socri Reim, et enfin développer des actions sur la base d’appels à projets annuels à des organisations à but non lucratif d’intérêt général ». Parmi les actions envisagées : végétalisation verticale, cohabitation besoins urbains et végétalisation, végétalisation des bords de route, création d’immeubles verts, création de parcs urbains,…
Des défis pour les acteurs de l'immobilier et de l'aménagement
« La création de la fondation va contribuer à fabriquer un environnement où l’homme se déplace et vit en harmonie avec la nature d’autant que l’on pense que 50 % de la population vivra en ville d’ici 2050 et les trois quart sur les zones cotières », indique Jean-Paul Viguier, qui considère que « la nature n’est plus un accessoire mais un élément nécessaire à l’urbanisation ». De son côté, le paysagiste Alain Margis ajoute que « la production de la ville se fait entre le public et le privé où les intérêts de chacun doivent converger pour réaliser le projet urbain. Il faut par ailleurs que la nature en ville s’adapte au contexte avant de répondre simplement à des normes pour que cela fonctionne ». La nature c’est aussi, les forêts et la production de bois et d’essences variées, Yann Fortunato appelle ainsi à ce que la fondation participe « la relance de l’industrie de la transformation de bois pour répondre à la demande d’éco-matériaux pour une construction plus vertueuse ».










