Languedoc-Roussillon
Biotechs - Santé
Selon Amarok, les chefs d’entreprise se portent bien
Selon l’étude réalisée conjointement auprès de 700 dirigeants de PME et de TPE par l’observatoire Amarok présidé par Olivier Torres*, le centre des jeunes dirigeants d’entreprises et le groupe mutualiste Malakoff Médéric, 81% des chefs d’entreprise interrogés déclarent être « en bonne santé » malgré une charge de travail importante : « Si 4 % des dirigeants déclarent travailler moins de 35 heures, l’immense majorité (88 %) travaille bien au-delà des 40 heures. Ils sont plus d’un tiers à travailler plus de 60 heures par semaine et 16 % font plus de 70 heures. L’amplitude hebdomadaire est large également puisque 57 % des dirigeants travaillent 6 jours, voire plus » indique cette enquête.
40,5% des hommes travaillent plus de 60 heures/semaine
A noter que la taille de l’entreprise joue nettement sur la charge de travail : 46,7 % des dirigeants de petites entreprises (plus de 10 salariés) travaillent en effet plus de 60 heures par semaine, pour seulement 32,8 % des dirigeants de TPE (moins de 10 salariés). Et si les hommes sont 40,5 % à indiquer travailler plus de 60 heures par semaine, les femmes sont 20,6 %. « 16 % des femmes travaillent entre 35 et 40 heurespar semaine, contre seulement 4,6 % des hommes » souligne cette étude. Au niveau des prévisions, 35 % des dirigeants indiquent ne pas pouvoir estimer le chiffre d’affaires de leur entreprise à 6 mois. Seulement 16 % d’entre eux déclarent pouvoir l’indiquer avec certitude. Là encore, les femmes chefs d’entreprise sont plus nombreuses à indiquer une incertitude : 41,3 % des femmes contre 32,7 % des hommes. Le manque de visibilité économique est plus important dans les entreprises de moins de 10 salariés (36,8 %). Et si le pourcentage des dirigeants jugeant leur état psychologique « bon ou très bon » varie entre 88 % et 93 % « selon le genre ou la taille de l’entreprise », ces derniers sont 12 % à citer les reflux gastriques comme la principale pathologie les affectant, devant l’hypertension artérielle (8,7 %), l’hypercholestérolémie (7,7 %), l’arthrose (7 %) et les allergies (6,5 %).
Mal au dos et troubles du sommeil
Concernant les troubles musculo-squelettiques (TMS), bien que 38,4 % des dirigeants déclarent ne jamais avoir ressenti de mal au dos, il est signalé par une grande majorité de dirigeants (61,6 %). Les femmes sont plus nombreuses à indiquer souffrir de maux de tête (61,5 %) que les hommes (42,6 %), ainsi que de maux à la nuque et au bras (48,5 % versus 35,9 %). L’indice de masse corporelle (IMC) révèle de fortes différences par genre. 7,5 % des femmes peuvent être considérées comme « maigres » avec une IM inférieure à 18,5). A l’autre extrémité de l’échelle, 48,4 % des hommes sont en surpoids ou obèses (IMC supérieure à 30). Quant aux troubles du sommeil, ces derniers touchent davantage les dirigeantes (29,3 %) que leurs homologues masculins (21,7 %). Enfin concernant le manque de tonus, l’enquête constate un nouvel écart entre les femmes (19,6 %) et les hommes (11,9 %).
Les femmes plus attentives à leur équilibre alimentaire
« Dans le domaine des pratiques alimentaires, les femmes sont nettement plus nombreuses que les hommes à faire attention à leur équilibre alimentaire (85,5 % contre 73 %), un écart également constaté dans la consommation d’alcool avec 28,5 % des hommes déclarant boire six verres d’alcool ou davantage au moins une fois par semaine, contre 15 % des femmes. On retrouve ce clivage dans la consommation de tabac qui concerne 25 % des hommes et 18 % des femmes. » En revanche, la pratique d’une activité physique (légère) est largement répandue chez les dirigeants de PME et TPE des deux sexes (+ de 65 %). Le suivi médical et dentaire est plus fréquent chez les femmes : 74% voient au moins une fois par an leur médecin généraliste (68 % des hommes) et 78 % au moins tous les deux ans leur dentiste (73 % des hommes).










