Sarkozy/Réactions – Suppression de la TP : les chefs d’entreprise régionaux enthousiastes ou sceptiques.
« Pertinente » pour le président du groupe Altrad, à Montpellier, la suppression de la TP ravit également Jean-Luc Rumeau (groupe Larosa), qui craint cependant qu’elle ne soit remplacée par une autre impôt sur les entreprises. Tout comme Didier Charpentier, président du de l’éditeur de logiciels Itesoft. Témoignages.Mohed Altrad, président du groupe Altrad (bétonnières, échafaudages, produits pour collectivités, CA 2008 : 444 M€, 3 200 salariés, Florensac, Hérault)?Montant de la TP en 2008 : 2,23 M€, aux collectivités des 19 sites actifs d’Altrad en France.« C’est une annonce justifiée, car cette taxe est unique en Europe. Elle est purement franco-française. La mesure est pertinente car la TP alourdit la fiscalité et favorise les délocalisations. La TP est une charge, et pour préserver nos marges on doit l’affecter aux coûts des produits. Sa suppression va nous permettre d’alléger le prix de revient des produits. Cette mesure ne va pas nous faire gagner de l’argent, mais des marchés. Dans une compétition internationale, c’est décisif. Enfin, la suppression de la TP peut nous amener à reconsidérer certains produits qui sont sur la liste des délocalisations : on ne délocalise pas tant que le prix de vente n’est pas inférieur au prix de revient. » Isabelle Garcia, directrice financière, précise : « Les taux de TP varient selon les collectivités. C’est un élément qui joue dans un projet d’implantation. »Sur la répartition des bénéfices entre actionnaires, salariés et investissements, Mohed Altrad est sceptique : « Pour l’instant, c’est fumeux. On peut pas contraindre un actionnaire. Il faudra réfléchir aux conséquences : il y a un risque de fuite des investissements étrangers. »









