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Haute-Garonne
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Syndicats - Fédérations - Associations
| 15/10/2020

Sandrine Jullien-Rouquié (French Tech Toulouse) : « Tisser des passerelles entre les différents catalyseurs »

La French Tech Toulouse, qui dispose depuis quelques jours d’un nouveau bureau, muscle ses ambitions. Entretien avec Sandrine Jullien-Rouquié, présidente de cette association regroupant 250 entreprises innovantes du territoire (budget 2020 : 300 k€, quatre salariés).

Vous venez de constituer un nouveau bureau, avec sept vice-présidents. Quelle est votre feuille de route ?
Notre objectif est d’accompagner les entreprises innovantes du territoire, autour de trois grands enjeux : le financement, le recrutement et le développement international. Nous sommes le bras armé de l’État en matière de « tech ». Avec une mission de plus en plus centrale : fédérer l’écosystème local, très riche mais relativement éclaté. Nous sommes là pour tisser des passerelles entre les différents catalyseurs. C’est d’autant plus important en cette période de crise.

Cette French Tech Toulouse nouvelle génération est portée par les chefs d’entreprise eux-mêmes, et non plus par la collectivité. Qu’est-ce que cela change ?
Je pense que le fait que la French Tech Toulouse soit désormais portée par des entrepreneurs a changé le regard de l’écosystème. Nous sommes pragmatiques et allons à l’essentiel. En tant que chefs d’entreprise, nous avons sans doute plus de facilité à nous connecter les uns aux autres, à jouer le réseau. Nous sommes légitimes. Aujourd’hui, nous rassemblons environ 250 adhérents. Et chaque jour, ce chiffre augmente. Car l’écosystème a compris notre rôle, notre utilité. Le bouche-à-oreille fonctionne.

Quel rôle jouez-vous, à l’interface entre les start-up et les grands groupes ?
Dans le contexte actuel, il est très important pour les start-up de jouer collectif, de se regrouper en consortiums afin de répondre aux attentes des grands groupes. Nous sommes là pour relier les acteurs entre eux, pour accompagner les initiatives. Nous veillons à ce que les dirigeants de start-up puissent rentrer en contact, non pas avec des représentants des grands groupes, mais directement avec les décideurs. Nous sommes par ailleurs attentifs au fait qu’au-delà des Poc (preuves de concepts, NDLR), de véritables budgets soient dégagés pour faire travailler les start-up. C’est absolument indispensable. Entre les start-up et les grands comptes, il y a une grosse différence d’horloge biologique. Un groupe mettra facilement deux ans pour concrétiser un projet ; or, pour une jeune pousse, six mois, c’est déjà beaucoup de temps ! Il faut tenir compte de cela, en allégeant au maximum les process. Pour cela, il faut favoriser une certaine forme d’acculturation.

Propos recueillis par Alexandre Léoty / leoty@alettrem.net
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