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Languedoc-Roussillon
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Tourisme - Loisirs
| 30/06/2020

Saison touristique : le pire sera-t-il évité ?

Et si, finalement, la saison touristique ne s’annonçait pas si catastrophique ? On ose y croire, avec les précautions qui s’imposent, vu la fragilité de la situation sanitaire en France comme en Europe. « Ce qui est certain, c’est que depuis début juin, après les annonces d’ouverture des frontières, un frémissement sur les réservations s’est fait ressentir et il ne se dément pas », indique Philippe Robert, président de la Fédération de l’hôtellerie de plein air (FHPA) pour la partie ex-LR (480 établissements). Dans le Gard, le réseau de campings franchisés Yelloh ! Village a ainsi enregistré un bond de 20 % des réservations de la clientèle néerlandaise, 40 % chez la clientèle allemande, et même + 96 % de réservations chez les vacanciers belges. Les réservations des clients français ont quant à elles grimpé de 130 %. Autre espoir : l’annonce de « ponts aériens » entre le Royaume-Uni et la France, qui pourrait faire revenir la clientèle anglaise. « Il faut maintenant que cette vague de réservations se maintienne pendant les trois prochaines semaines », ajoute le président de la FHPA ex-LR.

PGE saisonnier
Si les acteurs du tourisme espèrent ainsi éviter la catastrophe, « 2020 restera quand même une mauvaise saison, rappelle Philippe Robert, il y aura des résultats négatifs, à deux chiffres ». Sur le plan financier, beaucoup attendent le décret précisant les modalités du prêt garanti par l’État (PGE) saisonnier, à venirr et dédié aux acteurs du tourisme. « Son montant maximum correspondra aux trois meilleurs mois de l’année en termes de chiffres d’affaires », explique René Alary, directeur régional de la Société Générale (Hérault, Sud-Aveyron, Gard, Lozère). Pouvant être demandé jusqu’au 31 décembre, le PGE saisonnier devra être remboursé dans un délai d'un an, soit, s’il est contracté après la saison 2020, à l’issue de la saison suivante, en 2021, ce qui était une des demandes des professionnels pour garder la tête hors de l'eau.

Taxe de séjour
Côté finances publiques, les communes du littoral accuseront quand même le coup : « Nous avions prévu 1,2 M€ de recette de taxe de séjour en 2020. Les effets liés au Covid-19 vont la diviser par trois. Nous devrions atteindre à peine 400 k€ car rien n’a été perçu depuis la mi-mars, expliquait mi-juin Stephan Rossignol, maire de La Grande-Motte (34). Cette taxe de séjour perçue auprès des hébergeurs permet à l’office de tourisme d’engager des actions de promotion et d’animation. » Une inquiétude qui n’est pas de mise dans le nord de la région, en Lozère notamment : « Depuis une semaine, la centrale de réservations du comité départemental du tourisme de la Lozère, Lozère Résa, reçoit plus de 500 appels tous les jours, se réjouit Sophie Pantel, présidente du Conseil départemental. C’est plus du double de la fréquence normale en cette période de l’année. » L’appel du grand air devrait séduire plus d’un touriste cette année…

La rédaction
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