Languedoc-Roussillon
Viticulture
Rumeurs de rachats dans la filière viticole
Face aux rumeurs qui courent ces derniers temps sur un éventuel rachat du groupe viticole Skalli par le géant français Castel, Robert Skalli, le PDG, dément par voie de communiqué. “Nous opposons un démenti catégorique à la rumeur faisant état de l’achat des vins Skalli par le groupe Castel, ou même de discussions en ce sens entre nos deux sociétés. Nous sommes régulièrement sollicités pour participer a la consolidation du secteur par l’ensemble des acteurs clés, car notre profil (marques réputées, famille de référence des vins du sud de la France ) est une réponse très adaptée a cet enjeu. »
Foncalieu et Puech Haut
Le site internet Vitisphère parle d'un projet de rachat du domaine Puech Haut (130 ha, 6 M€ de CA en 2010), propriété héraultaise de l’ancien industriel Gérard Bru, par les vignobles Foncalieu (55 M€ de CA prévu en 2011, Aude). Le dirigeant de Puech Haut confirme une ouverture de son capital : « d’anciens actionnaires vont augmenter leur participation, nous allons aussi accueillir de nouveaux actionnaires dont le groupe Foncalieu ». Le président de Foncalieu, Michel Bataille, joint à Shanghaï, se refuse à faire tout commentaire. Interrogé par la Lettre M sur le salon Vinexpo la semaine dernière, le directeur commercial de Foncalieu, Emile Geli, annonçait toutefois « deux projets de croissance externe » notamment « sur un segment haut de gamme ». Dans l'entourage de Gérard Bru, on confirme « que cela fait 5 ans qu'il parle de vendre son activité ».
Trouver le sourcing
Selon Roland Traver, responsable de la communication de la Safer, « le prix du vin monte et des marchés s’ouvrent. Ceux qui peuvent y répondre veulent se positionner. » Dès lors, la majorité des gros opérateurs viticoles (négociants, coopératives, …) sont sur des stratégies de développement. « La production régionale a diminué de manière drastique ces dernières années. Il y a un problème de sourcing. Avoir du sourcing direct, même en tant que négociant, devient important. Ce qui se passe ne nous étonne pas et on pourrait passer d’une agriculture régionale familiale à une agriculture plus industrielle ».










