Languedoc-Roussillon
Eau - Environnement
Rhône : un plan d’action pour anticiper les conséquences du changement climatique
Le préfet du Rhône et de la région Rhône-Alpes, Jean-François Carenco, et le directeur de l’agence de l’eau Rhône-Méditerranée Corse, Martin Guespereau ont décidé la mise en chantier d’un plan d’adaptation au changement climatique à l’échelle du bassin Rhône Méditerranée incluant la région Languedoc-Roussillon. Ce plan doit permettre le développement de solutions d’économies d’eau dans le but de faire face aux pénuries à venir dans un contexte de réchauffement climatique. Ouvert à tous les acteurs des territoires concernés, ce chantier concerne au premier chef les présidents de conseils régionaux et généraux. Ces derniers siègeront en effet au sein d’un comité directeur. Un secrétariat technique sera également mis en place par l’agence de l’eau en association avec les Dreal et les Draaf du bassin. Le schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux de ce bassin identifie déjà 72 territoires déficitaires en eau, soit près de la moitié du territoire couvert par ce document. L’objectif principal de ce plan d’action est de parvenir à des économies d’eau de l’ordre de 20 % à l’horizon 2020. « Un plan ambitieux qui ne pourra fonctionner que grâce à une implication forte des élus », souligne l’agence de l’eau.
Opposition des Salins du Midi
Ce plan est contesté par la direction ds Salins du Midi au motif que le projet proposé « conduira à l'arrêt de toute activité salinière à Salin-de-Giraud. La Compagnie des Salins du Midi s'oppose totalement à un projet aussi néfaste pour la collectivité." En cause, le projet de reconfiguration des digues de la partie sud du Rhône qui prévoit d'utiliser, dans le cadre du PPRI (plan de prévention du risque inondation) le site industriel de production de sel de Salin-de-Giraud (commune d'Arles) comme exutoire des crues du Rhône. Cette configuration entraînera la destruction immédiate du site à la première crue telle que celle de cet automne 2011. « Avec la destruction du site de production de sel, ce sont 55 emplois directs qui disparaîtront à Salin-de-Giraud, ainsi que l'ensemble des activités de sous-traitance. Ceci aggravera la situation déjà très difficile de Salin-de-Giraud où aucun des projets pour la création d'emplois proposés dans le plan de revitalisation de 2008 n'a été autorisé. Par ailleurs, aucun suivi de ce plan n'a jamais été assuré par les autorités compétentes », relève la direction des Sains du Midi dans un communiqué, avant de chiffrer le coût pour la collectivité de la destruction du site à 300 M€.










