Réseaux sociaux, site Internet...les enjeux de la transition digitale
La transition digitale est devenue un sujet incontournable et un enjeu clé pour bon nombre d’entreprises. Faut-il communiquer sur les réseaux sociaux et comment ? Est-il nécessaire d’avoir un site internet ? Le 23 novembre, à l’occasion d’une matinale organisée par Nîmes Métropole sur le site de l’Eerié (parc Georges Besse, Nîmes), plusieurs spécialistes partagent leur expertise.
À chaque support son rôle
« Les articles internes ou externes, les vidéos (YouTube ) assureront un meilleur référencement du site, explique Olivier Huber, associé - directeur stratégie et développement de l'agence de communication Barcelona & co. De son côté le site est pensé pour répondre sans limite de contenu et de moyens aux attentes de ses différents publics et nourrir les objectifs attendus par les annonceurs : favoriser la prise de contact, provoquer des achats, collecter des données, développer une adhésion… »
Réseaux sociaux
« Sur Facebook ou Twitter, il ne faut pas se contenter d’avoir un ton purement institutionnel, prévient Marianne Valade, gérante de Joli Projet. Il faut aller vers le consommateur. » « Sur Facebook, il faut montrer le quotidien de l’entreprise, indique Fabien Forné, co-fondateur de Médiatyc. Poster par exemple une photo de l’équipe qui déballe le dernier produit qu’elle vient de finaliser, plutôt qu’une simple photo du produit seul. »
Le ton irrévérencieux, parfois drôle, de certains community ou social managers peut permettre à une entreprise de faire parler d’elle, voire d’avoir une image positive auprès des utilisateurs. Mais cette approche convient plus aux grandes entreprises avec une communauté d’abonnés conséquente estime Marianne Valade. « Ce ton risque d’avoir moins de sens pour une petite entreprise, d’être moins bien compris. »
« Toutes les entreprises n’ont pas vocation à aller sur Twitter, souligne Marianne Valade. Ce média demande une fréquence dans la rédaction de messages plus forte que Facebook. De la même façon, Instagram (réseau social et un service de partage de photos, NDLR) ne convient pas aux entreprises dont l’activité n’est pas très visuelle. »
Site internet
Face au poids des réseaux sociaux, est-il encore nécessaire pour une entreprise d’avoir un site Internet ? Pas forcément selon Guilhem Gleizes, fondateur de Cibleweb. « Selon la typologie de l’activité, ce n’est pas nécessairement pertinent. D’ici à cinq ans, 40 % des transactions en ligne en B to C devraient se faire sur des places de marché. C’est le référenceur qui vous parle : vous n’avez aucune chance de passer devant Amazon, eBay ou encore Cdiscount. »
« Démarrer sur une place de marché peut être une bonne idée même si on se confronte directement à des concurrents, convient Christophe Nauroy, fondateur d’Atonis. Ensuite il faut créer sa boutique en ligne avec le Front office et le back office. » Pour cela des outils existent, à l’instar de Prestashop, application web open source permettant de créer une boutique en ligne dans le but de réaliser du commerce électronique. C’est aussi le cas de WooCommerce. Attention toutefois à ne pas s’y perdre. « Woocommerce n’est pas adapté pour les gros volumes de vente, estime Guilhem Gleizes. À l’origine, cette solution n’a pas été conçue pour des sites marchands » prévient-il. Sans l’aide d’un expert, cela demeure complexe. Faut-il dédier une part de son stock exclusivement au e-commerce ou bien lier les deux ?...Nombreuses sont les questions auxquelles l’entrepreneur doit répondre avant de se lancer. « Il faut par exemple penser à bien cloisonner, si un internaute japonais veut se faire livrer un produit qu’il a repéré sur le site en ligne d’une entreprise, celle-ci a-t-elle la capacité de livrer au Japon ? C’est une question à se poser en amont », conseille Christophe Nauroy. « Attention au coût de la logistique, ajoute Stephan Martin, responsable e-commerce pour Eminence. Envoyer un colis nous coûte coûte entre 4 et 5 €. Le faire payer au consommateur, le prendre en charge, ce sont des questions qui se posent, surtout quand le montant du panier moyen est peu élevé. »










