Reprise de la Sam : ce qui motive MH Industries
La PME lotoise MH Industries, spécialisée dans la fabrication de pièces métalliques, est candidate au rachat de la Société aveyronnaise de métallurgie (Sam), liquidée depuis le 26 novembre, supprimant 330 emplois dans la foulée. MH Industries est intéressée par cette fonderie automobile à une condition : que son modèle économique soit entièrement transformé et calqué sur celui du repreneur éventuel. « Notre vision est multimétiers, multisectorielle et multi-clients », a argumenté fin février auprès de La Lettre M Matthieu Hède, directeur général de MH Industries. Or la Sam, qui reposait sur une technologie pour un unique client, n'était pas viable économiquement. Si je la reprends, il s'agira alors d'une mue complète. »
Étude de faisabilité
La reprise de la Sam permettrait au groupe, qui se développe par la croissance externe, de compléter sa gamme de pièces métalliques pour le bâtiment, la défense et l'agriculture. « On pourrait répondre aux clients qui ont besoin de grosses pièces », a précisé le directeur, qui emploie plus de 300 personnes réparties sur six sites, dont un en Espagne. Mais pour l'heure, rien n'est fait. « On se laisse six mois pour étudier en interne et en toute autonomie, avec l'aide financière de la Région (1,2 M€, NDLR), ce projet de reprise qui est à la fois ambitieux et à risque. Je ne veux pas mettre en danger notre groupe », a prévenu Matthieu Hède, qui ne veut pas décevoir les anciens salariés de la Sam. « Je les ai rencontrés en novembre et ils savent que c'est une situation compliquée. » MH Industries prévoit de réaliser 28 M€ de chiffre d'affaires en 2022, 100 M€ en 2030.










