Région/Recherche – La recherche régionale est active, mais manque de débouchés économiques
Dans le cadre d’une conférence-débat de l’Agglo de Montpellier consacrée au partenariat entre recherche publique et entreprises, jeudi 29 janvier, Bernard Pau* a dressé un état des lieux de la recherche en Languedoc-Roussillon : « En région, la dépense publique de la recherche s’élève chaque année à un milliard d’euros, ce qui nous place au 5e rang des régions françaises ». Un classement qui s’améliore encore si on compare ces sommes investies avec le niveau des découvertes : « en matière de performance locale, le L.-R. remonte à la 3e ou 4e place », selon les années. Problème, malgré le fait que « la transdisciplinarité est en marche » selon Bernard Pau, « la performance économique reste à améliorer : les ressources sur contrats privés sont encore trop faibles ». Tout comme le nombre de brevets induits par la recherche : « nous déposons encore 3 à 5 fois mois de brevets que les grands sites internationaux ». Malgré ces carences, Bernard Pau rappelle qu’une recherche uniquement orientée vers un débouché économique ne serait que peu productive : « Un exemple : dans l’industrie pharmaceutique, la moitié des nouveaux médicaments sont issus d’une recherche fondamentale publique », dont le but n’était pas la recherche d’un nouveau médicament. Mais le professeur d’université, créateur de passerelles entre la recherche publique et l’entreprise, se félicite quand même que Montpellier dispose « du service de valorisation économique le plus important du CNRS ».F.D.*professeur d’immunologie et de biotechnologie à l’université Montpellier I, ancien directeur du département des sciences de la vie au CNRS et ancien directeur de l’institut de biotechnologie et de pharmacologie (avec le CNRS, l’UM I et la société Bio-Rad).










