Région/Politique - « Nous l’Europe », slogan de campagne du MoDem
Le président du Mouvement Démocrate François Bayrou a présenté dimanche à Lattes, au Mas de Saporta, devant environ 500 militants, le slogan de campagne du MoDem pour les européennes du 7 juin: « Nous l’Europe ».« Ce slogan, c’est une révolte contre l’habitude qu’un certain nombre de politiciens ont pris de présenter l’Europe comme extérieure à la France », a déclaré le président du Modem lors de la 8ème convention européenne du MoDem, cette fois sur le thème du modèle européen. « Ils disent: \"l’Europe, c’est Bruxelles\". Ça a créé beaucoup d’incompréhension de la part des citoyens, qui ont eu l’impression que ce qu’on bâtissait leur était étranger. Pour nous, l’Europe est affaire de citoyens », a ajouté François Bayrou.« Le deuxième sens du slogan, c’est que nous avons quelque chose à dire au reste du monde, sans quoi nous risquons de ne plus être qu’un souvenir dans les livres d’histoire », a-t-il expliqué.« Si nous avions eu la vision des intérêts, des exigences et des valeurs européennes, nous n’aurions pas laissé la globalisation dériver vers des seuls intérêts financiers qui ont creusé des inégalités dans le monde et qui ont créé la crise », a estimé François Bayrou, jugeant « vital que l’Europe fasse partager ses convictions et ses exigences aux autres grands intervenants de la planète ». « Si elle ne le fait pas, alors le jour va venir où on aura beau réunir des G-8, des G-20, il n’y aura en fait plus qu’un G-2, les Etats-Unis et la Chine », a-t-il mis en garde.François Bayrou a rappelé sa volonté de créer un « plan coordonné européen anti-crise, avec de grands investissements publics et pour les PME, fondés sur un emprunt européen. Cette idée est vitale, notamment si la crise s’aggrave ».L’université de rentrée du MoDem à La Grande-MotteLe leader centriste a taclé José Manuel Barroso, l’actuel président de la Commission européenne, qualifié de « non-président ». « Il a manqué au devoir d’initiative qui aurait dû être celui de la Commission européenne. Et nous considérons que sa vision, trop alignée sur la vision anglo-saxonne de l’économie et du social en Europe, n’a pas été dans la bonne direction », a-t-il jugé.Le MoDem défendra les candidatures de l’ancien commissaire européen Mario Monti ou l’ancien Premier ministre belge Guy Verhostadt, présent dimanche à Montpellier, pour lui succéder.François Bayrou a aussi repris son costume d’opposant à Nicolas Sarkozy, dénonçant pêle-mêle les atteintes faites selon lui à l’Education nationale, à la justice, au monde de la santé, s’inquiétant de la montée des inégalités. Clin d’oeil à peine voilé à des ministres en partance pour Strasbourg sur fond de remaniement ministériel, il a remarqué que les candidats du MoDem « ne regretteront pas de ne plus être quelque chose, ils ne prennent pas le Parlement européen comme roue de secours, ils le prennent parce qu’ils y croient et ça fait une sacrée différence avec les autres! » ?Le MoDem tiendra son université de rentrée à La Grande-Motte, du 4 au 6 septembre prochains.H.V. ?










