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Languedoc-Roussillon
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| 16/03/2010

Région/Politique - Le « J’accuse » de Raymond Couderc

Candidat UMP aux régionales, largement distancé par Georges Frêche, président sortant DVG dimanche à l’issue du premier tour, Raymond Couderc a lancé lundi soir un « J’accuse », sur le modèle de l’écrivain Emile Zola pendant l’affaire Dreyfus, devant environ 200 personnes, dans son fief biterrois.
« J’accuse nommément Georges Frêche de mépris. Non, il n’y a pas des sous-hommes en Languedoc-Roussillon. On doit respecter chacune et chacun des habitants de notre région, quels qu’ils soient. J’accuse Georges Frêche de gaspillage de l’argent public. Avec les dizaines, voire centaines de millions engloutis dans de la propagande, dans des projets pharaoniques d’ambassades à l’étranger. Sans ce gaspillage de l’argent public, on aurait pu réaliser de grandes choses pour notre économie. J’accuse Georges Frêche d’avoir développé et accentué les déséquilibres territoriaux dans notre région alors que notre région a besoin au contraire, d’équilibre territorial, d’un aménagement harmonieux. J’accuse Georges Frêche d’un mensonge répété, régulier. A chaque fois qu’il prend la parole, c’est pour travestir la vérité, pour dire des choses fallacieuses. Il va dire un jour qu’il a réalisé 15 parcs d’activité, le lendemain 18, et en réalité il y en a aucun de réalisé.
J’accuse Georges Frêche d’avoir mis en place un système mafieux. Celui qui en parle le mieux, c’est Bouldoire (président de Thau Agglomération et maire PS de Frontignan, ndlr). Quand il a dit non pour intégrer l’agglomération de Montpellier, Frêche lui a dit : ‘on va te couper…. les crédits’ (rires dans la salle). Il aurait pu dire autre chose, c’est dans son vocabulaire habituel. J’accuse enfin Georges Frêche d’utiliser les moyens de la collectivité pour faire campagne. Si par malheur, les urnes ne nous étaient pas favorables, nous déposerons un recours. Nous avons engrangé toutes sortes de preuves, de témoignages et nous savons que l’argent de la Région a été utilisé pour la campagne électorale du septimaniaque. Cela, nous le sortirons au bon moment. J’accuse G. Frêche de ne pas être quelqu’un de convenable, d’acceptable pour diriger notre région. »
Main tendue
Le sénateur-maire de Béziers a appelé les électeurs de droite à aller voter dimanche prochain et a tendu la main à Hélène Mandroux (PS) et Jean-Louis Roumégas (Europe Ecologie), disqualifiés dès le premier tour faute n’avoir pas su s’entendre. « Nous sommes prêts à tendre la main, non pas pour les intégrer sur nos listes, pour un certain nombre de missions techniques ». Aux Verts, « pour une mission technique sur l’agriculture bio », à Hélène Mandroux, « pour une mission particulière sur l’apprentissage ».
« Nous avons besoin de rassembler toutes les énergies pour faire avancer cette région, qui est dernière de la classe. Il s’agit de tendre la main pour pouvoir gérer des grands problèmes qui nous préoccupent toutes et tous sur lesquels on peut se retrouver sur des positions communes. Des gens (de gauche, ndlr) vont voter pour nous parce qu’ils ont l’instinct de conservation. Ils risquent d’être passés non pas simplement au kärcher, mais carrément au lance-flammes. Quelques-uns risquent de se retrouver carbonisés si par malheur, c’est Georges Frêche qui passe dimanche prochain. L’instinct de conservation, ça fait parfois faire des prouesses… »
Avant la venue de Xavier Bertrand, ce jeudi 18 à 19h à Montpellier (gymnase Bessière), Raymond Couderc a reçu le soutien des ténors régionaux de l’UMP : « Ceux qui ont voté pour Revol, Roumégas, Mandroux…, ne vont pas se déplacer en masse pour voter Frêche, a déclaré Arnaud Julien, président de l’UMP dans l’Hérault. Frêche n’a pas de réserve de voix. J’appelle à la mobilisation générale de nos électeurs. » Gilles d’Ettore, député-maire d’Agde : « On a une énorme réserve de voix au 2ème tour. L’abstention va changer de camp. Chacun a ses listings, appelez tout les gens que vous connaissez. C’est militaire, mais ça marche comme ça. » Elie Aboud, 1er adjoint à la Ville de Béziers : « Quand on est de droite, on ne peut pas voter pour des valeurs de despotisme impérial, pour quelqu’un qui a insulté le pape, pour un maoïste. » Jacques Blanc : « Si je suis de ma montagne (La Canourgue en Lozère, ndlr), c’est parce que j’y crois. Raymond, il a la baraka. »

Hubert Vialatte

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