Région/Politique Alain Rollat décrypte les rapports entre Frêche et les médias
Dans une interview accordée au site internet « haut courant » (*), Alain Rollat, ancien journaliste au Monde et à Midi-Libre, explique les raisons qui l’ont conduit à écrire « L’assassinat raté de Georges Frêche », qui paraît le 21 février (Editions singulières). Auteur de plusieurs livres sur l’extrême droite française, Alain Rollat a voulu « opposer (son) objection déontologique à l’équation aberrante selon laquelle Frêche serait assimilable à Le Pen. (…) Je me suis attelé au décryptage de cette image mensongère parce que personne, visiblement, n’avait envie de le faire ». L’ancien directeur de Centre Presse qualifie le « cas Frêche » de « cas d’école en matière de traitement de l’information, parce qu’il prouve que l’addition de bouts de vérité ne fait pas toujours une vérité vraie ». Sans « exonérer » Georges Frêche de « ses écarts de langage », Alain Rollat ajoute qu’ « à force de verser dans la violence verbale, (il) a subi un retour de manivelle qui a coalisé contre lui, chez ses adversaires, comme chez certains de ses propres amis, ainsi que chez les journalistes locaux, tous ceux qui ne supportaient plus ses excès de langage. Ceux-là ont été ravis de le voir puni par où il avait péché. De là à écrire « Frêche = Le Pen »… Les journalistes qui ont franchi ce pas ont manqué à toute retenue, et surtout à leur devoir d’information véridique ». (*) www.hautcourant.com, site réalisé par des étudiants en journalisme de l’université de Montpellier I










