Région/International – Maieutica : Les CCI régionales veulent aider les PME d'ici à aller au Maroc
Mercredi 18 février, les représentants de 7 CCI de la région se sont réunis à la CCI de Sète pour adhérer au dispositif « Maieutica Maroc », destiné à favoriser les échangers économiques entre les PME du Languedoc-Roussillon et le royaume chérifien. Un réseau de bureaux « Union pour la Méditerranée Maieutica Maroc » va être créé dans les CCI régionales, chaque bureau ayant pour objectif de mobiliser une dizaine de PME « à fort potentialité exportatrice ». Soutenu par l’Etat marocain et par le gouvernement français, dans le cadre de l’Union pour la Méditerranée, le projet vise à créer, côté marocain, 3 000 emplois, via l’accompagnement de 800 PME. Le 4 mars prochain verra le démarrage d’un projet-pilote, avec l’ouverture d’un bureau de liaison par le groupe Lafarge à Casablanca.Des besoins en ingénierie« Les Marocains ont notamment besoin d’ingénierie, de bureaux d’études, explique l’initiateur régional du projet, Francis Marty, ancien cadre d’EDF. Une fois que les contacts seront établis, nous aiderons les chefs d’entreprise régionaux à mettre en place des partenariats concrets ». Lancé en 2002 par Francis Marty dans l’ouest héraultais, entre Sète et Béziers, Plato Maieutica a accompagné une cinquantaine d’entreprises. Leur satisfaction globale frôle les 90 %, selon les initiateurs du projet. Parmi les entreprises aujourd’hui participantes : Hexis (Frontignan), Cinier Radiateurs (Sète), Médithau Marée (Marseillan), ou Steam France (Montpellier).Pas de participation de la RégionQualifié de « modèle réduit de ce que se propose d’être le grand projet d’Union pour la Méditerranée » par Michèle Gendreau-Massaloux, chargée de mission pour l’UPM, l’initiative Maieutica Maroc a également été saluée par le préfet de région, Claude Baland, et par l’ambassadeur Yves Gazzo, représentant de la Commission européenne à Paris, présents à Sète. Le président de la CCI de Sète, Michel Mateu, a assuré que « nos amis marocains (étaient) étonnés que ce projet n’entre pas dans le cadre d’un projet de coopération décentralisée. Ils souhaiteraient signer une convention avec une collectivité. Qu’ils pourraient trouver en dehors du L.-R. ».Le président de la Région Languedoc-Roussillon, qui ne s’est pas associé à l’opération, a reçu de son côté lundi 16 février Mohammed Ameur, ministre marocain chargé de la communauté marocaine à l’étranger. Parmi les sujets abordés : les relations entre le port de Sète et celui de Tanger Med, la possibilité d’installer une Maison de la Région au Maroc et une Maison du Maroc en Languedoc-Roussillon, et la création éventuelle d’une ligne aérienne entre Montpellier et le Maroc.H.F.










