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| | 12/12/2008

Région/Bâtiment - Le potentiel de rénovation énergétique des bâtiments évalué à 30 Md€ en L.-R.

Entre 30 et 40 Md€ : c’est le coût estimatif du chantier de rénovation énergétique du bâtiment - logements, bureaux, commerces, santé/action sociale, administrations, enseignement et recherche, agriculture - en L.-R., selon la cellule économique régionale du BTP (www.cerbtplr.fr). L’étude a été commandée par la FFB pour évaluer l’impact de ce chantier sur l’appareil de production régionale.Le potentiel de la rénovation des 1 550 000 logements (70 % de résidences principales, 20 % de résidences secondaires et 10 % de logements vacants) d’ici à 2050 est évalué à 18,85 Md€, celui des bâtiments non résidentiels oscillerait entre 9,3 Md€ et 11,2 Md€.Le chiffre d’affaires annuel moyen supplémentaire pour la filière serait d’environ 750 M€ : 150 M€ pour le gros œuvre, soit une hausse de 25 % et 600 M€ pour le second œuvre, soit une hausse de 55 %. « Ce volume potentiel d’affaires ne sera pas linéaire sur 40 ans, a expliqué Jacques Baghi, directeur de la cellule économique régionale du BTP. Il y aura une montée en puissance progressive. Il devrait y avoir plus de travaux de rénovation énergétique en 2049 qu’en 2010 ! » 10 000 créations d’emploi par an Le besoin supplémentaire en personnel est d’environ 10 000 personnes par an - 6 700 pour le second œuvre, 1 300 pour le gros œuvre et 2 300 chez les artisans du bâtiment. La filière emploie 42 600 salariés.« Le besoin potentiel de formation initiale et continue en lien avec la rénovation énergétique touche environ 5 000 personnes dans les dix ans à venir », a indiqué Jacques Baghi. Chaque année, il faudra former « entre 700 et 750 salariés en activité sur le seul volet de la rénovation. Le volume total de formation concerne entre 5 500 et 6 500 salariés. Par ailleurs, entre 4 000 et 4 250 des 8 000 primo-entrants devront être formés à la rénovation énergétique ».Ces perspectives alléchantes doivent être tempérés : « Ce n’est qu’un potentiel global, a conclu Jacques Baghi. Ça ne veut pas dire que ça se réalisera en intégralité dans le temps imparti. Les temps de retour sur investissement sont longs (de 13 à 28 ans), la faiblesse des revenus moyens des ménages, la capacité des entreprises peuvent être des obstacles. »H.V.

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